Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 12:09

 

 

Rédaction - 02/03/2011 | eitb.com |


Au Salon de l'Agriculture, ces deux structures ont signé un accord avec l'opérateur LGV pour chaque étape des projets. Au Pays Basque nord, les paysans refusent toujours leurs expropriations.

 

429365_lgv-tractores_original_imagen.jpg

Manifestations de paysans basques opposés au projet de LGV en décembre 2010. Photo : EITB

 

 

Tandis qu'en décembre dernier 150 tracteurs manifestaient à Bayonne leur opposition au projet de nouvelles lignes LGV en Pays Basque nord, c'est au Salon de l'Agriculture de Paris, le 22 février dernier, qu'un accord de partenariat a été signé entre la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles), l'APCA (Assemblée Permanente des Chambres d'Agricultures) et RFF (Réseau Ferré de France) "en vue de fixer les règles de bonnes conduites lors des études à mener pour les grands projets ferroviaires".


Arguant de sa volonté de "limiter au maximum l'impact de ses projets ferroviaires sur le patrimoine foncier agricole", Jean-Marc Delion, directeur général délégué de RFF, a donc obtenu de la centrale syndicale agricole et de l'association des Chambres d'Agriculture leurs soutiens en vue de tout travaux, topographie, ou sondage.


Au Pays Basque nord, où ces sondages ont été combattus autant par des citoyens, des riverains, des élus mais également par des exploitants agricoles, il serait étonnant que cette démarche soit saluée avec le même enthousiasme, quand bien même serait-elle décrite comme permettant de "favoriser l'insertion environnementale" de ce projet ferroviaire.


"90% des emprises ferroviaires nouvelles sont prélevées sur les terrains agricoles", estime RFF, qui, par cet accord, se félicite d'être arrivé en particulier à la définition de "modalités d'indemnisation" lors des phases d'études, un dispositif qui n'a guère été communiqué pour l'instant, les sondages étant qualifiés de simples "passages" sur les parcelles concernées quand ses opposants les qualifient "d'occupations".


"La démarche d'accord de partenariat marque une première étape capitale vers une collaboration effective entre les mondes ferroviaire et agricole", se félicitent les trois signataires, annonçant la signature prochaine de deux autres accords de partenariat, concernant les phases préparatoires au chantier et la réalisation du projet ferroviaire seront fixés "afin d'assurer le respect des parcelles impactées tout au long de la réalisation du projet ferroviaire, des études à la réalisation".

 

394013_LGV-Urruna_banner_g.jpg

(Opposition aux sondages LGV par des riverains et des paysans à Urrugne en décembre 2010)

 

 

Le 19 juillet dernier, des dizaines de paysans s'étaient réunis devant la mairie d'Urrugne (Pays Basque nord) pour protester contre le projet des nouvelles voies LGV au Pays Basque, sous une banderole "La LGV est dans le pré, massacre assuré".


La manifestation avait eu lieu à l'occasion de la venue de Jean-Michel Anxolabehere, le président de la Chambre d'Agriculture des Pyrénées Atlantiques, l'institution paloise devant faire un diagnostic des exploitations touchées par le projet de Ligne à Grande Vitesse.


Tous les paysans convoqués avaient collectivement refusé les rendez-vous et décidé de ne pas fournir les documents demandés par Réseau ferré de France (RFF), estimant qu'il s'agissait là du premier pas avant l'expropriation de leurs terres.


Trois semaines plus tôt, le 25 juin, lors de sa visite en Pays Basque nord pour la célébration du dixième anniversaire de l'AOC "Piment d'Espelette", le Ministre de l'Agriculture Bruno Lemaire avait été interpellé par quelques dizaines d'agriculteurs et d'éleveurs, membres du syndicat agricole basque Euskal Herriko Laborarien Batasuna (ELB), venus manifester leur hostilité au projet de LGV, dénonçant "une balafre de plus sur la côte basque".


Le ministre avait alors largement jeté le trouble parmi l'assistance en déclarant n'être "pas convaincu en tant que citoyen du bilan coût/avantages d'une voie nouvelle de LGV", une petite phrase qui n'avait pas échappé au Président de Région, Alain Rousset, farouche partisan du projet.

 


 

Source : http://www.eitb.com/infos/societe/detail/609568/la-fnsea-chambres-dagriculture-rouleront-lgv/

 


 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires