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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 06:51

 

 





 lundi 24 août 2009

 

Par Gilles Héluin le lundi 24 août 2009, 06:53 - Les produits dangereux

Le Réseau Environnement Santé alerte d'une manière générale sur les effets sur la santé provoqués par les substances chimiques contenues dans les cosmétiques. En effet, ceux ci renferment souvent des perturbateurs endocriniens comme les parabens.

 

Les cosmétiques, contrairement à ce que l’on croit souvent, ne sont pas mis sur le marché comme les médicaments après l’obtention d’une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché). L’agence qui en a la charge, l’AFSSAPS, émet simplement des recommandations d’évaluation des risques, mais celles-ci, de son propre aveu, ne sont pas contraignantes. Il n’y a donc pas une évaluation spécifique des cosmétiques pour bébé. Il n’y a pas non plus d’évaluation systématique du potentiel cancérogène ou de perturbation endocrinienne.

L’Académie de Médecine elle-même avait reconnu le bienfondé de ces critiques en pointant les insuffisances actuelles de la réglementation dans son communiqué du 9 Décembre 2008 : « Il faut insister sur l’absence de données sur la résorption percutanée chez le nourrisson et le jeune enfant, ainsi que sur l’absence de connaissances sur le métabolisme et l’excrétion des ingrédients contenus dans les crèmes chez les nourrissons » et en faisant les recommandations suivantes : « privilégier les ingrédients les plus anciennement connus pour leur absence de toxicité à court, à moyen terme et, si possible, à long terme », « n’admettre dans la composition des produits cosmétiques pour bébés que des substances dont l’absence de toxicité a été démontrée en tenant compte non seulement de tous les composants du produit mais aussi de leurs interactions éventuelles ».

Le reportage de l’émission Envoyé Spécial diffusée le 30 Juillet 2009 sur les crèmes solaires illustre ces mêmes carences.

L’équipe de la chercheure suisse Margret Schlumpf interviewée dans le reportage a montré que plusieurs ingrédients des crèmes solaires sont des perturbateurs endocriniens (Voir article ci-après).

Interviewé également, André Cicolella porte-parole du RES a insisté sur le fait que les crèmes solaires sont un vecteur de contamination chimique de la quasi-totalité de la population, y compris donc de la fraction la plus sensible, celle des nouveau-nés et que l’exposition à des substances oestrogéniques peut conduire au développement des cancers hormono-dépendants comme le cancer du sein (Voir rapport Breast Cancer Fund).

Les crèmes solaires ont pour fonction de protéger des effets des rayonnements UV et ne devraient donc pas avoir de toxicité propre. Le principe de précaution impose donc de ne pas utiliser dans des usages cosmétiques des substances du type perturbateurs endocriniens. Le même raisonnement vaut pour les nanomatériaux, aujourd’hui très présents dans ces cosmétiques et dont l’effet n’a pas été évalué suffisamment.

En outre, l’impact sur l’écosystème n’est pas négligeable comme le montrait également le reportage d’Envoyé Spécial. 4000 tonnes de crèmes solaires sont en effet répandues, chaque année, dans les bords de mer du globe, avec des conséquences en termes de mortalité du corail. Les filtres UV sont retrouvés aussi dans les eaux usées.

Un certain nombre de données scientifiques conduisent à penser que l’augmentation du cancer de la peau pourrait être la conséquence de l’emploi des filtres UV :
- Certaines substances génèrent des radicaux oxydants sous l’effet des rayonnements UV,
- la réduction de l’exposition au rayonnement UV-B par les filtres UV diminue la production, par la peau, du photoprotecteur naturel qu’est la mélanine,
- la diminution de la production de vitamine D chez les utilisateurs de crèmes solaires.

 

 

 

Source : http://www.reseau-environnement-sante.fr/dossier-par-themes/cosmetiques.html

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