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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 15:05
Les adhérents d’Azketa 2010 veulent connaître le contenu exact des chargements. © ph. jean arotçarena

Les adhérents d’Azketa 2010 veulent connaître le contenu exact des chargements. © ph. jean arotçarena

Publié le 17/03/2015 à 06h00, modifié le 17/03/2015 à 04h49 par Emmanuelle fère

 

Hier, des militants ont contrôlé les camions à l’entrée de la décharge. Explications

 

Entre 7 h 30 et 9 heures, hier, une trentaine d'adhérents et sympathisants de l'association Hazketa 2010 ont contrôlé les camions se présentant à l'entrée du centre d'enfouissement de déchets ultimes Hazketa, à Hasparren. Ils ont demandé aux conducteurs de présenter leur bordereau de transport, pour connaître le contenu de leur chargement.

 

« Six camions ont été contrôlés. Un seul chauffeur a été en mesure de fournir le bordereau de transport réglementaire et a donc pu vider son chargement », assure Clémence Labrouche, coprésidente de l'association Hazketa 2010. « Quatre des six camions ont dû faire demi-tour. Et un autre chauffeur a fait demi-tour de son propre chef, sans se présenter au portail d'entrée de la décharge. »

 

Des déchets « ultimes »

Les militants sont particulièrement attentifs aux chargements entrant dans le site d'Hasparren, car la décharge reçoit des déchets ultimes, c'est-à-dire provenant d'activités industrielles ou économiques, et qui ne sont plus valorisables, ni par recyclage, ni par valorisation énergétique. Leur enfouissement est donc susceptible d'avoir des incidences sur l'environnement, dont l'eau (1).

 

Pourtant, l'information existe, en provenance du Syndicat de traitement des déchets d'une partie des communes du Pays Basque et du Béarn Bil Ta Garbi. « Depuis juin 2014 nous recevons un fichier indiquant la provenance, le type de déchets et le tonnage, mais dans un grand nombre de cas, ils sont intitulés ‘‘refus de tri'' », précise Clémence Labrouche. Une appellation certes légale, mais qui est peu informative quant au type de déchet reçu à Hasparren, regrettent les adhérents d'Hazketa 2010, déterminés à continuer leurs actions.

 

Obligations d'exploitation

Sita, la filiale de Suez qui exploite le site d'Hazketa en délégation de service public, assure, par la voix d'Annabelle Paris, responsable de la communication : « Nous remplissons toutes nos obligations fixées par arrêté préfectoral, quant à l'exploitation du site. » Elle évoque aussi les réunions régulières et précise qu'aucune décision n'a été prise à ce jour pour répondre aux demandes des militants sur un niveau d'information supérieur.

 

« Nous allons bien au-delà de ce qui se fait en France, en termes d'information », avance Thomas Vacher, responsable des projets à Bil Ta Garbi. « De là à faire la liste de tous les déchets entrant dans la déchetterie, c'est impossible. » Selon Dominique Carrère, directeur général des services de Bil Ta Garbi, l'opération est « plus médiatique que sur le fond du dossier ».

 

Pour mémoire, le 29 mai, le contrat de l'exploitant Sita, qui avait été formalisé en 1995, arrivera à échéance.

 

Bil Ta Garbi a annoncé des consultations et études pour déterminer « fin 2015-début 2016 » de poursuivre ou non l'activité. Mais, à Hasparren, la guerre de tranchées a d'ores et déjà commencé.

 

(1) Plus de 1500 m³ de lixiviats (liquides résiduels) sont traités chaque mois par les installations du centre d'Hasparren.

 

 

Source : http://www.sudouest.fr/2015/03/17/dechets-a-identifier-1861470-4018.php

 

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