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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 07:00

 

 

Lionel Steinmann / Journaliste | Le 07/08 à 07:00, mis à jour à 07:55

Le nombre de TGV Paris-Bordeaux toujours en débat - Shutterstock

Le nombre de TGV Paris-Bordeaux toujours en débat - Shutterstock

 

Le sujet n’a pas pu être clos début juillet comme escompté. La SNCF et le concessionnaire privé cherchent désormais un accord de long terme.

 

Les tractations entre la SNCF et Lisea, le concessionnaire privé de la future ligne TGV Tours-Bordeaux, pour déterminer combien de trains circuleront sur l’infrastructure, ne sont toujours pas terminées, et se poursuivront sans doute à la rentrée. L’entreprise publique avait pourtant prévenu depuis plusieurs mois que le sujet devait être clos, pour des raisons techniques, au plus au tard au début du mois dernier, au risque sinon de retarder le début des circulations, prévu pour juillet 2017.

 

Mais la difficulté à rapprocher les points de vue, dans des discussions qui impliquent également les collectivités locales, n’a pas permis de tenir l’échéance. Selon une source proche du dossier, 95% des dessertes seraient toutefois calées, et auraient déjà été transmises aux horairistes de SNCF Réseau afin que ceux-ci entament leur travail dans les temps. Pour cela, la SNCF aurait fait siennes les propositions formulées en juin par Jean Auroux.

 

L’ancien ministre du Travail avait été chargé de trouver un terrain d’entente avec les élus locaux, très déçus par les propositions initiales de l’entreprise publique , et son travail aurait permis d’aplanir la plupart des récriminations. Les 5% restant à déterminer relèveraient d’ « ajustements à la marge » afin d’aplanir les derniers griefs, assure la source.

 

L’écart reste pourtant très net entre les propositions de Jean Auroux et Lisea sur le nombre de liaisons directes à assurer entre Bordeaux et Paris. Le « facilitateur » choisi par la SNCF proposait 13,5 allers-retours directs par jour, un chiffre bien trop faible, selon le concessionnaire, pour attirer la clientèle affaires encore fidèle à l’avion. Ce point de vue est soutenu par Alain Rousset, le président de la région Aquitaine, qui estimait en juin que « le compte n’y est pas », et qui réclame 19 allers-retours quotidiens directs entre la capitale et Bordeaux.

 

Visibilité à long terme

La SNCF et Lisea ne souhaitent pas communiquer, mais selon un expert, ils poursuivent leurs discussions sur ce sujet, et sur un mode nettement plus apaisé que ces dernières semaines. Après s’être vertement critiqués mutuellement (la SNCF jugeant les péages demandés par Lisea exorbitants, tandis que le concessionnaire stigmatisait le malthusianisme de l’exploitant ferroviaire), les deux camps ont semble-t-il convenu qu’ils avaient, au-delà de leurs divergences, le même besoin : avoir de la visibilité sur le long terme.

 

Ils négocieraient donc un accord qui les lierait sur les dix prochaines années, avec des engagements réciproques, concernant les niveaux des péages et son évolution d’une part, et une augmentation progressive du nombre de Paris-Bordeaux directs d’autre part. Si les deux parties parviennent à s’entendre, leur modus vivendi pourrait s’appliquer lors du service annuel (le changement de grille horaire) suivant l’inauguration de la ligne, en décembre 2017, avec le cas échéant une augmentation du nombre de Paris-Bordeaux. D’après un familier du sujet, Lisea n’aurait toutefois pas abdiqué tout espoir d’obtenir un accroissement des fréquences dès le lancement, en juillet 2017.


 

Source : http://www.lesechos.fr/journal20150807/lec2_industrie_et_services/021248564401-le-nombre-de-tgv-paris-bordeaux-toujours-en-debat-1142857.php

 

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