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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 08:52

 

 

 

Par Marc Filterman (son site)
lundi 27 février 2017

RAS LE BOL DE LA MAIRIE DE PARIS - Partie 5 (Annexe)

Lettre ouverte aux parlementaires 26/02/2017

 

1°) Introduction

Pour les socialistes le titre est trompeur, et il y avait des erreurs qui ont été corrigées, et j'avais oublié de mettre quelques liens que j'ai rajoutés. Sauf que les dirigeants et ministres pollueurs par intérêt, cela existe aussi. Je pense d'ailleurs que les français ont eu droit à leur dose de mensonges tout au long de ce mandat. Cette page ne peut que déplaire, puisqu'elle met en cause les socialistes. Je me doute que cet article fera un score très faible, car peu d'internautes sont intéressés par la pollution en Amérique du Sud, c'est trop loin de chez nous. La pollution provoquée par nos ministres en France ne les intéresse pas, alors celle à l'étranger n'en parlons pas. Chacun se rappellera du scandale des boues rouges (cliquez ici pour lire l'article) qui se déversent dans les calanques en Méditerranée (carte) avec la complicité de l'ex-premier ministre Manuel Valls. Il suffit de voir la tête de Manuel Valls pour voir qu'il a passé un sale quart d'heure (photo). Anne Hidalgo, maire de Paris, et Ségolène Royal, ministre de l'écologie et du développement, veulent imposer aux français l'achat des voitures électriques, dont la recharge nécessite la construction de centrales thermiques ou de réacteurs nucléaires. Comme nous l'avons vu dans l'article précédent, les éoliennes et fermes solaires ne sont pas des solutions viables, contrairement aux barrages hydroélectriques. Nous allons voir avec les enquêtes de quelques journalistes, que les ministres socialistes ont délocalisé la pollution dans les pays d'Amérique du Sud, et les vidéos sont aussi là pour le prouver.

2°) Reportage n°1 (vidéo 50 mn)


L'extraction du lithium se fait en Amérique du sud, comme dans le désert d'Atacama au Chili où s'est rendu le président François Hollande avec une vingtaine de chefs d'entreprise le 22 janvier 2017. Il s'était aussi rendu en Argentine les 24 et 25 février avec des hommes d’affaires du groupe minier Eramet, qui prévoyait d’investir 260 millions de dollars dans un gisement de lithium.

 

Chaque année des millions de piles et batteries sont retraitées par une usine en France. Mais le coût aujourd'hui d'extraction et d'affinage du lithium en Amérique du sud est beaucoup plus abordable, que le lithium issu du recyclage des batteries, comme à l'usine SEVESO 2 de Lyon. Le cobalt, le mercure, le manganèse, le cadmium, le nickel et les terres rares sont récupérés par traitement chimique et évaporation. En France 70 à 75% de l'énergie électrique est produite par les centrales nucléaires. En Allemagne en réalité une voiture électrique génère 150 g/km de CO2, car l'énergie électrique est produite par des centrales au charbon. Avec 15% de voitures électriques en France, il faudrait non pas 1 mais 10 réacteurs nucléaire de 1 GW en plus pour les alimenter, ou 8.000 éoliennes de 2 MW. En Allemagne il faudrait entre 10 et 20 centrales au charbon en plus. Pourquoi ? La réponse est très simple, parce qu'en réalité la puissance des batteries a été augmentée comme sur la voiture Renault Zoe, il faut donc augmenter la puissance des chargeurs, ou même les remplacer pour répondre à la nouvelle norme européenne.

 

Adela est guide depuis 10 ans pour les touristes qui se rendent dans le désert d'Acatama pour voir les lagunes et les flamands roses. « Ici dans cette lagune on a beaucoup de flamands roses. On a 3 espèces de flamants (...) Ces lagune étaient plus profondes avant, et maintenant elles ont diminué, tout cela nous inquiète beaucoup, parce qu'on essaye de préserver cette réserve. Les mines de lithium ou de cuivre consomment énormément d'eau ».

La pollution des batteries au lithium des voitures électriques qu’Anne Hidalgo et Ségolène Royal cachent

L'eau des lagunes est captée et envoyée vers des bassins d'évaporation. Jorgé Vergara est consultant pour la branche agriculture de l'ONU, spécialiste de la gestion de l'eau et des sols. Il a été mandaté par le village de Bene qui compte 400 habitants pour étudier les conséquences environnementales du lithium. Ils vont inspecter la vallée du Terocosto située à 30 km de la mine d'extraction.

 

Jorgé Vergara, consultant pour l'ONU

« Regardez, ces taches sans végétation, ce sont des endroits où il y avait des bosquets et tout a disparu. Nous avons constaté la diminution de la superficie de la vallée depuis 1979, et ceci coïncide avec l'exploitation de l'eau par les entreprises minières qui exploitent le lithium et autres. C'est entre 20% et 40% de diminution que l'on constate depuis 1979 ».

 

On constate à côté la présence des puits de pompage de la saumure pour extraire le lithium, qui participe à la dégradation de l'environnement.

La pollution des batteries au lithium des voitures électriques qu’Anne Hidalgo et Ségolène Royal cachent

Une habitante de Béné

« Mon sentiment c'est qu'un jour ici, ce sera tout sec, il n'y aura plus de vie, il n'y aura plus de vallée pour venir faire paître les animaux. Ce qui restera, c'est la vallée asséchée. Et nous, qu'est-ce qu'on va faire ? De Quoi va-t-on vivre ? Pour le scientifique il est temps de prendre conscience des risques que fait peser le développement des voitures électriques. Je crois que les hommes politiques et les industriels ne regardent pas ce qui se passe localement pour atteindre ce but de l'énergie dite propre. Le Lithium peut aider au niveau global, mais cela a des coûts locaux ».

Les habitants de Béné sont les premières victimes des développements des voitures électriques qui sont de plus en plus utilisées en Chine. Or comme en Allemagne, l'électricité en Chine est produite elle aussi à presque 70% par des centrales au charbon.

 

 

2°) Reportage n°2 (vidéo 2mn)

Novembre 2012 : Le vrai prix de la voiture électrique : L'exploitation du lithium aux dépens des communautés indigènes.

Clemente Floreste, est représentante de la Mesa de comunidades originarias de la Cuenca de Salinas Grandes y Laguna de Guayatayoc para la defensa y gesti on del Territorio (provincias de Jujuy y Salta).

Soledad Sedes, est coordinadora de la RedaJ (Red de Asistencia Juridica contra la Migamineral, Argentina)

 

Qui êtes-vous et pourquoi êtes-vous venus en France ?

Clemente Floreste « Je m'appelle Clemente Floreste, je suis de la Laguna de Guayatayoc, située dans les provinces de Jujuy et de Salta en Argentine. Nous sommes ici pour dénoncer les entreprises françaises qui travaillent sur notre territoire ».

Soledad Sedes « Je m'appelle Soledad Sedes, je suis coordinatrice du réseau d'assistance juridique. Je suis là pour accompagner Clemente pour la remise du prix Pinocchio, pour laquelle est nominée l'entreprise minière Bolloré - Eramet. En Argentine elle s'appelle Bolera Minera et elle travaille à la Salinas Grandes sans consulter les populations ».

 

Ici en France, on dit que le lithium est écologique. On l'utilise pour les voitures électriques (comme Autolib). Quelle est votre opinion là-dessus ?

Clemente Floreste « Bon, en réalité, sur le versant de Salinas Grandes, nous ne savons pas ce qu'est le lithium. Les méga-projets miniers ont été lancés pour fournir du lithium pour les batteries, mais à la Puna on ne mange pas des batteries. Alors, ce que nous avons fait, c'est de déclarer ce matériel anti-productif pour les communautés, parce qu'il détruirait tout l'environnement, et spécialement l'eau ».

Soledad Sedes « Le lithium comme matière première nécessaire pour les voitures électriques, une forme de mobilité alternative, représente d'une certaine manière un certain espoir pour certains secteurs, mais il ne va pas être un espoir complet jusqu'à ce qu'on trouve une source d'énergie réellement alternative, car le lithium n'est pas de l'énergie. Il ne sert qu'à conserver l'énergie qui s'utilise dans les batteries des voitures électriques. Tant que l'énergie des voitures provient du pétrole ou du charbon, nous n'aurons pas une réelle alternative à la consommation d'énergie traditionnelle. Ceci d'un côté et de l'autre, il est nécessaire que la société se demande quelle prix elle est prête à payer pour l'utilisation des voitures électriques. Si cette utilisation implique que pour extraire le lithium qui s'utilise dans les batteries, il est nécessaire d'en finir avec une culture millénaire, alors, au minimum, nous devons nous poser clairement cette question dans nos sociétés et y réfléchir ensemble ».

 

Et les impacts sur l'environnement ?

Soledad Sedes « L'extraction du lithium implique l'invasion des territoires ancestraux des communautés à accepter ancestralement qu'ils occupent ces communautés que le gouvernement Argentin n'a pas reconnu jusqu'à présent, et d'un autre côté cela implique une invasion culturelle que les communautés ne sont pas disposées à supporter en ce moment. De fait elles exigent le droit à être consultée pour éviter que ces entreprises s'installent sur leur territoire. La méthode d'extraction du lithium, en plus d'imposer aux communautés une forme de travail complètement différente et étrangère à la culture du travail de la Puna de Jujuy et de Salta, nécessite de grandes quantités d'eau. La Puna est un désert de sel, où l'eau est une denrée précieuse ici, et il est nécessaire de maintenir un équilibre écologique qui fait que la Salina existe, et qui donne la vie à la vie à la Salinas ».

 

Existe-t-il un processus chimique dans l'extraction du lithium qui polluerait l'eau ?

Clemente Floreste « De ce qu'on sait de ce qui est en train d'être fait, la quantité d'eau et de produits chimiques nécessaires est importante et ceci causerait des dommages considérables à l'écosystème de la zone, et porterait atteinte à la vie des 3000 familles qui vivent sur le versant du bassin de Salinas Grandes ».

Soledad Sedes « Pour que les salines se forment, les salines qu'on voit, qui sont toutes ces couches blanches de sel, Il est nécessaire qu'une certaine quantité d'eau soit présente en dessous, eaux fossiles, eaux douces et salées. A cette altitude et à cet endroit, le soleil frappe si fort que cette eau s'évapore à une vitesse si grande que le sel reste sur la surface. C'est comme cela que les salines se forment. Pour extraire le lithium, il faut faire des puits et sortir le sel qui est en dessous des nappes, des nappes poreuses, des nappes qui sont composées seulement d'eau, des nappes d'eaux fossiles ou d'eaux douces ou salées. Il faut en sortir de grandes quantités, pour après les mélanger à des produits chimiques et pouvoir via une méthode d'évaporation, extraire le lithium, le borate, le sodium, le potassium aussi. Alors, cette extraction d'eau des forages par pompage ne permet la recharge naturelle de l'eau qui donne la vie à la Salinas. Avec un seul projet de ce type, l'écosystème des Salinas tel qu'on le connait se brise, et commence un autre cycle que nous ne connaissons pas. Avec un seul projet, il y en a 15 autres actuellement ».

 

On dit que les salines sont des déserts sans vie que l'on pourrait sacrifier au nom du développement. Qu'est-ce que vous en penser ?

Clemente Floreste  « Non, au contraire, dans le bassin vivent plus de 3000 familles, il y a des écoles primaires, secondaires, des petites productions de fèves, de petits pois, de pommes de terre qui sont viables. Il y a des petits torrents qui en été donnent de l'eau aux salines. Alors ce n'est pas qu'il y a pas de vie, ce n'est pas un désert. Nous sommes là et la vie existe depuis toujours. Avant le chemin des incas passait par ici, il y a plus de 200 ans. Il y a beaucoup de vie sur ce territoire. Et qu'est-ce qui se passe ? Les gens émigrent vers les villes. Mais nous essayons de travailler d'une manière différente, de faire prendre conscience que la vie existe, et c'est possible. On peut mieux vivre à la campagne, dans cette zone, sur le versant de ce bassin, sans avoir besoin de beaucoup de technologies et sans avoir besoin d'émigrer vers les villes ».

 

Comment vous vous êtes mobilisés pour vous défendre ?

Clemente Floreste « Bon une fois que les entreprises qui extraient le lithium ont commencé à arriver, avec la nouvelle que le lithium apporterait le développement pour le bassin et pour la zone, nous avons commencé à nous organiser et à nous rencontrer entre nous, pour voir ce que nous pouvions faire, et non seulement stopper le projet, mais voir ce que nous pouvions dire, ce que nous avions, et ce que nous vivions. Comment nous nous sommes organisés ? A travers des réunions mensuelles ou hebdomadaires, en fonction des besoins que nous avions, pour pouvoir intenter une action en justice. C'était une des premières luttes où nous avions commencé à nous rassembler et à réunir toute la documentation pour pouvoir déposer une plainte formelle devant la cour suprême de la nation, parce que nous ne pouvions pas le faire sans documentation. Elle était là mais il fallait l'actualisée. Cela nous a pris six mois pour déposer une plainte devant la Cour Suprême de la nation ».

 

Qu'est-ce que vous diriez à un français lambda à ce sujet ?

Soledad Sedes « Que dirais-tu toi ? »

Clemente Floreste « Je crois que les français doivent savoir ce que les entreprises de ce pays sont en train de faire en Argentine ».

Soledad Sedes « Je crois que c'est important que les gens soient informés des coûts que peut avoir le soi-disant "développement". Nous disons que les voitures électriques se présentent comme une alternative aux voitures conventionnelles, mais à nous renseigner sur l'un des matériaux utilisés pour ces voitures, l'un des minerais qui sert à fabriquer ces voitures, nous pouvons nous rendre compte que le coût est beaucoup plus élevé que celui des voitures traditionnelles. Le lithium est un conservateur d'énergie, ce n'est pas une forme d'énergie. On l'utilise pour les batteries des téléphones cellulaires, les Ipad, tablettes, tous les types de téléphones intelligents, les batteries d'ordinateurs. Son extraction met en péril la vie des communautés originaires des populations qui ne sont pas toujours informées sur les lourdes conséquences que cela peut avoir sur leur mode de vie. Alors comme société ou comme collectif des victimes, nous venons d'une certaine forme pour proposer la discussion sociale, la discussion démocratique des coûts complets, non seulement du coût économique complet, mais aussi du coût social, et du coût environnemental que ce genre de technologie exige de notre société ».

 

3°) Conclusion

On ne parle déjà pas des pollutions en France, pourquoi voulez-vous que la presse dénonce les pollutions que la France et les autres pays génèrent dans les pays pauvres d'Amérique du sud avec la complicité de nos ministres. Depuis les primaires pour les élections, nous n'avons plus d'informations qui risquent de déranger le pouvoir politique socialiste. Tous les scandales sont étouffés par une presse qui se dit indépendante, quand elle n'est pas complice ou complotiste. Les journalistes étrangers ont déjà dénoncé le comportement des journalistes français, ceux qui sont proches des politiques. Il y a peu de journalistes d'investigation en France, qui eux font des enquêtes, contrairement à de mauvais journalistes qui ne peuvent se faire remarquer qu'en faisant le buzz pour sortir de l'anonymat. Il y a aussi ceux qui sont au service de l'industrie en échange de cadeaux ou de quelques billets, mais le plus souvent ils se grillent par eux-mêmes, et discréditent en plus la profession.

 

Source :

https://reporterre.net/Soutenir?from=link

Reportage 1 (octobre 2014) : Une production Yemaya, France 5 - La voiture électrique pas si écolo.

Reportage 2 (novembre 2012) : France TVPluzz - Le vrai prix de la voiture électrique : L'exploitation du Lithium aux dépens des communauts en amérique du Sud.

Ouest-France Boues rouges dans les calanques. Royal charge (encore) Valls

 

 

 

 

Source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-pollution-des-batteries-au-190131?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29

 

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