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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 10:17

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11/03/2010 F.O.

 

 

Pour la première fois depuis douze ans, l'Union européenne a autorisé la semaine dernière la mise en culture de l'Amflora, une variété de pommes de terre développée par une filiale du groupe allemand de chimie BASF et utilisée pour fabriquer du papier. Une autorisation très controversée et qui pourrait ouvrir la voie à d'autres approbations dans les prochains mois.

 

 

La dernière autorisation de culture OGM sur le territoire européen remonte à 1998 lorsque la Commission européenne avait autorisé l'entreprise américaine à commercialiser le maïs MON 810, aujourd'hui en attente d'un renouvellement. Mais sept pays, l'Etat français, l'Allemagne, la Grèce, la Pologne, l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg, ont depuis interdit cet OGM sur leur territoire, appliquant le principe de sauvegarde.

 

 

Si pour le moment, l'Amflora ne serait destinée qu'à des fins industrielles, la production de papier, sa modification génétique permettant à l'OGM de BASF de produire d'importantes quantités d'amidon, il semblerait que les résidus de la pomme de terre puissent être utilisés pour nourrir les animaux d'élevage.

 

 

Et selon certaines sources, le groupe BASF mènerait également des recherches dans le domaine des maïs, soja, coton et riz génétiquement modifiés.

 

 

«Contraire à la loi»

Pour cette autorisation, la Commission européenne s'est appuyée sur le fait que l'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA) a jugé que lapomme de terre ne posait pas de problème pour la santé, ajoutant que «cette technologie innovante contribue à innover le processus de production et à économiser des matières premières, de l'énergie, de l'eau et des substances pétrochimiques». Un argument contesté par le député européen José Bové qui évoque le «coup de force de la commission Barroso» et le non-respect de la législation, après l'adoption, en 2001, par l'Europe d'une loi exigeant que les gènes de résistance aux antibiotiques, qui pourraient poser problème à la santé humaine et à l'environnement, soient graduellement interdits. «Cette loi devait être appliquée au plus tard en 2004» a-t-il ajouté. Il regrette que «seul l'avis de la firme ait été utilisé» et qu'aucune «analyse poussée» n'ait été demandée par l'AESA. Et d'émettre des doutes quant à «l'indépendance de l'agence».

 

 

Car, le féculent est renforcé en amylopectine, un composant de l'amidon utilisé par l'industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier. Il contient un gène marqueur de résistance aux antibiotiques (néomycine, kanamycine) utilisés notamment pour combattre la tuberculose. Le syndicat ELB ajoute que «l'introduction de gènes étrangers dans unepomme de terre est inutile car la sélection traditionnelle est largement suffisante pour des résultats équivalents», prenant l'exemple d'un projet mené par la firme allemande Europlant ayant permis la mise au point d'unepomme de terre possédant une teneur en amylopectine similaire à celle de l'OGM autorisé, et ce par des méthodes de sélection conventionnelles.

 

 

Par ailleurs, les défenseurs de l'environnement évoquent des risques de dissémination du gène sur les autres plantes dans la nature. «Nous sommes certains du risque de mélange avec une variété d'alimentation humaine», s'insurge J. Bové.

 

 

Pression

Si pour l'heure la culture de la pomme de terre OGM n'apparaîtra pas sur le territoire français, BASF n'ayant pas prévu à ce jour de proposer l'Amflora aux industriels français, et souhaitant tenir compte des particularités et demandes de chaque pays, le ministre de l'Agriculture français a indiqué avoir saisi le Haut conseil des biotechnologies (HCB), organe créé pour conseiller le gouvernement sur la question des OGM. Et la menace pèse car rappelons-le, si l'Etat français a appliqué une clause de sauvegarde sur le maïs MON 810, elle n'interdit pas les cultures transgéniques de manière générale.

 

 

Par ailleurs, Bruxelles a aussi accepté la commercialisation en Europe à des fins alimentaires de trois variétés de maïs transgéniques de la firme Monsanto, des dérivés du MON 863.

 

 

Enfin, trois nouveaux OGM pourraient être autorisés dans les mois à venir, des OGM qui auraient d'ores et déjà reçu l'accord de l'Agence européenne de sécurité des aliments. Il s'agit des maïs BT de Syngenta et BT 1 507 de Pioneer. Et le petit dernier est le NK603 de Monsanto. Ainsi, les prochaines réunions des ministres européens de l'Agriculture sont prévues les 29 mars et 19 avril. Les experts européens doivent pour leur part se prononcer le 9 mars sur la commercialisation de plusieurs hybrides de maïs OGM.

 

 

 


Source/http://www.lejpb.com/paperezkoa/20100311/187595/fr/OGM-une-porte-ouverte

 

 

 

 

Nous vous  invitons à participer à l'action pas de patate G3M en Europe  et à signer  la pétition contre la patate OGM à cette adresse : 


http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=65

 

 


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