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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 12:00

  copenhagen-demo.jpg
   
décembre 2009


Le 15 décembre, Via Campesina et d'autres mouvements mèneront une journée d'action à Copenhague pour assurer à l'agriculture une place centrale dans les discussions sur le changement climatique. Si l'on ne peut pas attendre grand chose de l'accord officiel, ces groupes seront toutefois porteurs d'un message d'espoir. Ce qu'ils veulent faire comprendre au monde, c'est que leur lutte incessante pour la souveraineté alimentaire constitue un moyen de résoudre la crise climatique.

 

GRAIN est parfaitement d'accord avec ce point de vue. Le système alimentaire mondial a besoin d'être revu de fond en comble. D'après nos calculs, l'expansion du système alimentaire industriel est la cause  principale du changement climatique. Par sa dépendance des énergies fossiles, l'extension des exportations, la concentration des marchés, l'érosion des sols et le développement des plantations, il génère entre 44 et 57 % du total des émissions de gaz à effet de serre (GES). Ce système alimentaire industriel est en outre incapable d'assurer la nourriture et la subsistance des peuples alors que le climat continue à se dérégler. C'est un système qui laisse déjà plus d'un milliard d'humains affamés et qui fera des centaines de millions d'affamés supplémentaires dans les années qui viennent, si rien n'est fait pour le réorganiser.

 

Cependant, la conséquence la plus dramatique du système alimentaire industriel est qu'il détruit des systèmes de production alimentaire qui sont, eux, capables de renverser l'évolution climatique et d'assurer les besoins alimentaires du monde.

 

Oublions les crédits-carbone,  la géo-ingénierie et toutes les fausses solutions de ce genre. Il existe une véritable solution à la crise climatique.*

 

- La mise en œuvre de pratique agro écologiques pour reconstituer la matière organique des sols  perdue par l'agriculture industrielle peut réduire le total des émissions de GES de 20 à 35 %.
 
- Décentraliser l'élevage et l'intégrer dans la production agricole permet de réduire le total des émissions de GES de 5 à 9 %.
 
- La distribution des produits alimentaires par des réseaux locaux plutôt que par le biais des chaînes des transnationales permet une réduction de 10 à 12 % du total des émissions de GES.

 

- En mettant fin au défrichement et à la déforestation nécessaires à l'expansion des  plantations, on peut réduire le total des émissions de GES de 15 à 18 %.

 

Ces mesures toutes simples permettraient donc une réduction de 50 à 75 % des émissions actuelles de GES dans le monde.

 

Pour y parvenir, il suffit d'appliquer ce que paysans et  petits producteurs défendent et réclament depuis des dizaines d'années, à savoir :

 
- la décentralisation de la production et de la distribution ;
 
- un soutien réel des pratiques agricoles fondées sur des pratiques agro écologiques, sur la biodiversité et les savoirs locaux ;
 
- une véritable réforme agraire.
 

Seule la politique bloque la possibilité d'une telle évolution. Le problème vient du fait que les multinationales tirent leurs bénéfices de l'alimentation industrielle et que ce sont ces multinationales qui décident les orientations politiques. Il est temps de retirer le destin de la planète et de l'humanité des griffes des grands spéculateurs et de donner la priorité à ceux qui peuvent nourrir le monde.

 

Pour contacter la délégation de Via Campesina à Copenhague,appeler :
Isabelle
Delforge et Boaventura Monjane au  +45 5053 8325

 
Pour avoir des détails sur la Journée d'action sur l'agriculture :
http://www.climate-justice-action.org/mobilization/agriculture-action-day/
climate-action@aseed.net

 

 

 Source : http://www.grain.org/o/?id=98 

 

 

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