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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 06:47

 

 

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Hier, la qualité de l’eau, toujours pas potable, s’était améliorée. Photo Jean-Loup CORNET

 

À Neuves Granges et Bellevaux, il coulait du purin au robinet du 29 décembre. Depuis, les autorités n’ont toujours pas donné le feu vert pour reboire l’eau de la source.

 

La ligne à grande vitesse est-elle la source du problème ? Ce qui est sûr pour Jean-Jacques Noël, le maire du village de Cirey (qui compte Bellevaux, Neuves Granges et Marloz), c’est que la coïncidence entre les travaux de la LGV il y a 4 ans et les problèmes récurrents de qualité de l’eau sont troublants. Turbides même.


Le 29 décembre, « il coulait du purin au robinet », explique Ginette Maillot, joignant le geste à la parole. La brave dame a pris le pli de sentir l’eau qui coule au robinet avant de s’en servir pour quoi que ce soit. « Depuis deux jours on peut se laver à nouveau mais pas la boire ». Lundi, les employés de l’agence régionale de santé doivent revenir pour juger de la qualité de l’eau de la source. Un captage situé dans le bas du village de Neuves Granges « dont on ignore la provenance mais dont le lavoir a été créé par les cisterciens au XI e siècle », livre le premier magistrat de la commune.


Ce captage alimente les 120 habitants de Neuves Granges et Bellevaux, Cirey et Marloz étant alimentés par les sources de leurs propres forêts. Et pour le maire, la turbidité relative qui pouvait exister les lendemains d’orages, « s’est aggravée depuis les travaux de la ligne à grande vitesse ». Explications.

Bactéries dans l’eau

Il existait un puits naturel d’infiltration à proximité des travaux de la LGV à plusieurs centaines de mètres au nord du village. « Ils l’ont comblé pour en créer un autre, artificiel, à 20 m du tas de fumier d’un exploitant agricole ». Curieusement, les incidents sur l’eau potable avaient disparu des tablettes pendant un an pour revenir en force « depuis trois mois. Plus fort qu’avant et plus longtemps ». Comme si l’utilisation du TGV avait fait bouger les choses… « Désormais, quand il pleut fort, dans les 24 heures, il suffit de regarder l’eau du lavoir pour connaître la couleur de l’eau du robinet ». Le problème, c’est qu’en devenant marron, l’opacité de l’onde rend inefficaces les lampes UV censées débarrasser le liquide des bactéries. Notamment les méchantes escherichia coli.

Fermer le puits de la LGV

Si pour le maire de la commune, la cause de la pollution accidentelle, par épandage, du 29 décembre ne fait aucun doute, le problème n’est pas réglé pour autant. À preuve, hier, les habitants des deux communes avaient toujours pour consigne d’aller chercher des bouteilles chez les adjoints. « On a mis 60 litres par jours rien que pour la maison de retraite », explique l’élu qui a annulé symboliquement les vœux de 2012 pour compenser la dépense en eau potable.


À venir, une nouvelle enveloppe de 50.000 € à débourser pour sécuriser l'approvisionnement. « On va mettre un filtre à sable en fonction des subventions ». Pas neutre pour la commune qui ne dispose d’un budget que de 300.000 € annuels. Surtout, le maire affiche un objectif encore plus ambitieux que de rendre l’eau cristalline dans sa commune : « on espère faire fermer le puits de la LGV », qui selon lui, a aggravé le problème de turbidité. Ce sera peut-être son plus gros chantier.

 


Walérian KOSCINSKI


Joint hier par téléphone, RFF a assuré être ouvert à la discussion pour trouver une solution à ce problème, après avoir vu sur place et échangé avec les autorités.


 

Source : http://www.estrepublicain.fr/haute-saone/2012/01/07/du-purin-au-robinet

 


 


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