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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 09:04

 

 

 

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Publié le lundi 18 juin 2012 - 14h48


Une cinquantaine d'agriculteurs de l'Indre-et-Loire ont bloqué, lundi matin, une base administrative du maître d'œuvre de la construction de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux, pour protester notamment contre les retards dans le paiement des indemnisations.


 A l'appel des syndicats UDSEA et Jeunes Agriculteurs du département, les manifestants ont paralysé, avec leurs tracteurs, la base de Cosea (filiale du groupe Vinci) de Draché (Indre-et-Loire), au sud de Sainte-Maure-de-Touraine, pendant plusieurs heures.


 En fin de matinée, plusieurs d'entre eux ont ensuite labouré puis ensemencé une parcelle de terre voisine où doit passer la future ligne à grande vitesse, « une façon symbolique de se réapproprier la terre », selon le président de l'UDSEA 37, Alain Raguin. « Aujourd'hui, on a un peu l'impression qu'on se fout de nous », a-t-il déclaré, juché sur une remorque, devant les manifestants.


 Selon M. Raguin, les retards dans les paiements des indemnisations pour les terres expropriées atteignent, dans certains cas, jusqu'à six mois. Le syndicat soupçonne également la société Cosea d'essayer de rogner sur les engagements pris par l'Etat et Réseau ferré de France (RFF) lors des accords signés en 2009 avec la profession agricole.


 Dans l'Indre-et-Loire, environ 400 exploitations sont concernées par les expropriations ou les remembrements liés à la future LGV Tours-Bordeaux, qui doit être mise en service en 2017, selon l'UDSEA.


 Pierre Desvignes, l'un des responsables du groupe d'entreprises Cosea dans l'Indre-et-Loire, a pris la parole pour rassurer les agriculteurs. « On va tout faire pour résorber les retards d'ici à la fin de juin », a-t-il promis, peu avant une rencontre des différents protagonistes à la préfecture de Tours. Cosea respecterait « à la lettre » l'accord signé en 2009, a-t-il ajouté.


L'UDSEA s'inquiète par ailleurs de l'inflation des terres expropriées pour la LGV. « Ça devait être 150 hectares labourables au début, aujourd'hui on en est à 1.000 hectares », a déploré M. Raguin.

 


 

Source :  http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/lgv-tours-bordeaux-des-agriculteurs-denoncent-les-retards-d-indemnisation-58714.html

 

 

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