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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 14:02

 

 

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L'Edito


Pendant que les travaux progressent à grande vitesse au nord de Bordeaux, la contestation continue au sud. Qu'il s'agisse de celle qui se poursuit en Lot-et-Garonne ou qui rebondit au Pays basque et dans le sud des Landes, avec l'organisation d'un simulacre d'enquête publique. Et ceci, tandis que les élus Europe Ecologie Les Verts du Conseil régional d'Aquitaine refusent de voter, avec la majorité du Conseil, 5 millions de crédits d'étude, notamment pour des acquisitions foncières au sud de Bordeaux,dans ce qui doit devenir Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Hendaye. La Région Aquitaine et son président sont plus que jamais en première ligne pour défendre le GPSO, ce Grand projet Sud Ouest, au-delà de Bordeaux. La méthode Coué serait-elle la meilleure alors que l'Etat, rappelé à la raison par la Cour des Comptes, va devoir renoncer à nombre de grands projets d'infrastructures ?


Ne dites pas cela à Alain Rousset : il croit en la parole de François Hollande et faisait part ici même (cf aqui du 10 septembre...) de ce qu'il appelait « le moi profond » du président de la République tandis que Martin Malvy, depuis Toulouse, rappelait à nos confrères de Carré d'Infos que la Ligne à Grande Vitesse Tours-Bordeaux-Toulouse était un tout. Midi-Pyrénées ne participe-t-elle pas au financement de la réalisation des 300 kilomètres qui aboutissent à Bordeaux ? Et nous alors? répondent, en quelque sorte les autres collectivités, la communauté d'agglomération bayonnaise, la dernière en date à menacer de suspendre ses engagements si la branche par Mont-de-Marsan et le Pays Basque ne devait pas voir le jour comme prévu...

 

Que croire et qui croire en ces temps où personne ne peut ignorer le contexte économique et financier dans lequel le pays entre de plain pied ?

 

Que Bordeaux sera bien relié à Paris en deux heures et des poussières dès 2017 ? Cela ne fait guère de doute, le engagements ont été pris, la lourde mécanique d'un chantier à très grande ampleur est en route et Bordeaux prépare avec le projet Euratlantique sa retombée économique sa plus spectaculaire.

 

Que 2013 et 2014 verront le GPSO suivre son cours sans coup férir ? Rien n'est moins sûr. Les phases d'enquête publique annoncées comme faisant partie de ce calendrier peuvent toujours se dérouler ; elles ne préjugent pas des choix arrêtés et surtout des financements à réunir.


Que Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne seront lancés concomitamment comme cela a été pensé et voulu dès la conception initiale de ce qui devait être le plus grand projet ferroviaire européen ? Désormais, cette perspective semble peu probable et même si un financement public-privé est réuni l'Etat ne pourra pas participer pas, en même temps, à la réalisation des deux lignes au sud de Bordeaux. Il ne fait guère plus de doute que Bordeaux-Toulouse sera privilégié ; l'espoir de la Région Aquitaine reposant comme Alain Rousset le rappelait, il y a peu, sur le relais par l'Europe à partir des crédits existants au titre des infrasrtuctures.

 

Ce nouveau scénario sera difficilement acceptable par les collectivités, les élus et les milieux économiques qui ont privilégié le Train à Grande Vitesse en tant qu'outil de développement économique et d'aménagement du territoire, et qu'alternative au tout camion. Il rencontrera un écho bien différent chez ceux qui doutent de la possibilité de relancer le fret ferroviaire de façon significative et, par voie de conséquence, plaident, y ajoutant la défense de l'environnement, en faveur des aménagements des lignes existantes.

 

Le débat en manière de feuilleton va connaître de nouveaux épisodes ; le manque d'argent le ramènera à une plus juste dimension. Il va donc nécessiter plus que jamais que l'on tienne le langage de la vérité.


 

Source: http://www.aqui.fr/edito/lgv,7422.html

 

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