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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 08:43

 

 

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Publié le 30/01/2013 à 06h00
Par emmanuelle Fère


Hier, à 7 h 45, le ciel était bleu acier, quand le premier train du nitrate d’ammonium technique (NAT) est arrivé sur le quai de Tarnos. Quelques minutes plus tard, l’une des grues du port de Bayonne a débuté le transbordement des big bags blancs d’une tonne du composé chimique vers le Stadt Hemmor. Le ventre du cargo s’est ainsi rempli, alimenté par les deux trains affrétés par la société de chimie Yara (bassin de Lacq).


Les deux convois, l’un de 17 wagons, et l’autre de 18 (1 500 tonnes de NAT au total) sont ainsi entrés sur le quai au fil de la journée. Le bateau devait quitter hier la rive droite de l’Adour « dans la nuit, vraisemblablement vers 3 heures », a précisé hier Patrick Dallennes, sous-préfet, selon lequel « de l’aveu du manutentionnaire, l’opération s’est très bien passée. » Mais ce qui fait débat n’est pas le déroulement de l’opération de transbordement, plutôt le stationnement du premier train, dans la nuit de mardi à mercredi à la gare de triage de Bayonne.


« Pas se coucher sur la voie »

Un petit groupe d’élus, dont Marie-José Espiaube maire de Boucau, Jean Espilondo maire d’Anglet et Claude Olive conseiller général, était présent hier matin pour redire son opposition au transit du composé chimique, et « constater le stockage du NAT, quand le protocole interdisait tout stationnement du convoi avant transbordement ». Le maire de Bayonne Jean Grenet, également membre depuis l’origine du front des maires opposés au NAT, n’avait pas fait le déplacement, mais il a redit, non sans humour, « qu’il n’allait pas se coucher sur la voie », et signifié sa volonté de « questionner le sous-préfet sur les conditions de stationnement à Bayonne » pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise. Le sous-préfet Patrick Dallennes à confirmé à « Sud Ouest » que telle était bien son intention.


Car selon le représentant de l’État, « le stationnement du premier train est dû aux travaux menés par la SNCF sur l’ancien pont de chemin de fer de Bayonne pendant la nuit. » Si les deux trains étaient partis de la gare d’Artix hier matin, le deuxième ne serait pas arrivé suffisamment tôt pour que soit mené l’ensemble du transbordement avant la fin de la journée a-t-il expliqué. « Lorsque l’arrêté préfectoral a été pris, il n’y avait pas de travaux sur le réseau SNCF. Nous allons nous efforcer de ne pas nous retrouver dans cette situation, même si elle ne représente aucun danger », a conclu le sous-préfet.


Dans la journée, le Cade (1) a donné de la voix pour dénoncer « l’opacité du transport et son coût […] Qui assume ces coûts supplémentaires ? La SNCF, la CCI, les citoyens ? » Alors qu’André Garreta, président de la Chambre de commerce relançait la balle dans l’autre camp : « A l’approche des élections, chacun veut être le défenseur de la population et jouer le rôle du Chevalier blanc. » Blanc comme un big bag de NAT ?


 

(1) Collectif d’associations pour la défense de l’environnement.

 


 

Source http://www.sudouest.fr/2013/01/30/premier-convoi-conteste-950492-642.php

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