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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 11:10

 

 

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14/03/2013 Antton ROUGET


L’opération de communication était millimétrée. Convocation de la presse sur un chantier de l’Y basque, rencontre entre les membres du conseil régional et le gouvernement de la Communauté autonome basque (CAB) et signature d’une déclaration commune : la visite d’Alain Rousset hier à Gasteiz a permis de montrer que la coopération entre Aquitaine et Euskadi n’a pas été ébranlée par le changement de gouvernement dans la CAB en octobre dernier. Mais surtout que, face aux différentes menaces qui pèsent sur les projets de lignes à grande vitesse de part et d’autre de la Bidassoa, les deux institutions font front commun.


À travers la déclaration présentée à Ajuria Enea (résidence du lehendakari), Alain Rousset et Iñigo Urkullu ont directement appelé les gouvernements français et espagnols à “mettre en œuvre sans délais les travaux nécessaires, en accélérant le rythme actuel des procédures, pour que l’interconnexion des lignes du train à grande vitesse des deux côtés de la frontière soit réalisée dans les meilleurs délais possibles”.


Lâché par Madrid qui a annoncé la réduction de 40 % du budget alloué au financement de l’Y basque, le gouvernement d’Iñigo Urkullu a annoncé à plusieurs reprises que le bouclage du projet, initialement prévu pour 2016, serait reporté. Plusieurs entrepreneurs ont d’ailleurs purement et simplement quitté les chantiers pour cause de retard dans les paiements. Un sérieux obstacle pour Alain Rousset à l’heure où le gouvernement français estime que certains projets de LGV dans l’Hexagone seront sacrifiés sur l’autel de la rigueur.


Le président de la région Aquitaine fait en effet de la construction à court terme de l’Y basque son principal argument pour justifier une ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Hendaye. “Nous partageons la même préoccupation pour faire passer les voyageurs sur le train, mais aussi les marchandises” a répété hier Bernard Uthurry, chargé des infrastructures et des transports au conseil régional. Histoire de marteler l’argument alors que la commission chargée de hiérarchiser les projets de LGV doit rendre ses conclusions entre avril et juin.


L’ancien ministre des Transports Jean-Louis Bianco, qui s’est vu confier une mission de concertation sur le projet de réforme ferroviaire, a, lui, préconisé, dans un document intermédiaire de méthode que s’est procuré l’AFP, de ne pas construire de nouvelles lignes à grande vitesse.

 


 

Source : http://www.lejpb.com/paperezkoa/20130314/392529/fr/Alain-Rousset-s%E2%80%99appuie-sur-CAB-dans-son-bras-fer-pour-LGV

 

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