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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 08:24

 

 

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L’assemblée générale de Nivelle-Bidassoa qui a eu lieu vendredi a été l’occasion de faire un bilan de l’année 2012. (photo Arnaud Dejeans)


Publié le 16/02/2013 à 06h00 | Mise à jour : 16/02/2013 à 11h51


Par Arnaud Dejeans


Alors que les antis veulent croire que le projet de Ligne à grande vitesse entre Bordeaux et la frontière peut être abandonné, RFF est toujours dans les starting-blocks.


L’association Nivelle-Bidassoa, qui regroupe plus de 200 adhérents opposés au projet LGV, a tenu son assemblée générale vendredi soir à Urrugne. L’occasion pour les forces vives du mouvement de remobiliser les troupes : « Il va falloir se battre contre l’enquête d’utilité publique qui arrive à grands pas », fourbissent Pierre Recarte et Pantxo Tellier. Quelques heures avant la réunion, « Sud Ouest » est allé prendre la température chez les antis, mais aussi chez Réseau ferré de France (RFF).


1. Le calendrier : attendre le printemps 

La commission mobilité 21, mise en place par le gouvernement pour hiérarchiser les grands projets ferroviaires, doit rendre ses conclusions en avril. On saura alors si le tronçon Bordeaux-Hendaye passera au-dessus de la pile des priorités et si le lobbying du président de Région, Alain Rousset, a porté ses fruits. « Mais attention, cette commission ne rendra qu’un simple avis. C’est ensuite au gouvernement de suivre ou non ces recommandations », tempère Pantxo Tellier de l’association Nivelle- Bidassoa.


Même conclusion du côté de RFF où le chef de mission GPSO, André Bayle, attend les résultats : « C’est ensuite au gouvernement de donner son feu vert pour la poursuite du projet. En attendant, nous respectons le calendrier fixé par l’État. » RFF prépare donc l’enquête d’utilité publique pour le deuxième semestre 2013.


2. Les négociations : l’art de l’anticipation 

Une convention entre RFF et la Safer Aquitaine Atlantique a été signée le 29 janvier dernier. Ce dispositif, en cours de mise en œuvre, s’articule autour de l’acquisition anticipée de biens bâtis situés dans les emprises du projet et la mise en réserve de surfaces agricoles et forestières. Pour Nivelle-Bidassoa, anticipation rime avec précipitation : « En prenant les devants, ils veulent rendre ce projet inéluctable. Mais la réalité est là : plus le dossier avance, plus il prend des coups. » Chez RFF, on assure qu’aucune négociation n’a été lancée pour le moment. Une façon de répondre à l’élu d’Urrugne, Jean Tellechea, qui assurait dans nos colonnes que des propriétaires de terrains situés sur le tracé avaient déjà reçu des lettres de RFF. « Nous ne pouvons pas lancer de procédure d’expropriation sans la déclaration d’utilité publique (prévue pour 2014). De toute façon, nous arrivons à un accord à l’amiable dans 98 % des cas », assure André Bayle.


Nivelle-Bidassoa est claire sur ce sujet : « Il ne faut surtout pas négocier avec RFF car les prix des terrains et des bâtiments sont dévalués en raison de la menace du projet. Si ce dernier tombe à l’eau, la valeur va augmenter automatiquement et les propriétaires seront floués. » « Faux », rétorque RFF : « Le prix des terrains est évalué selon l’estimation des Domaines, mais sans prendre en compte l’impact du projet. Il n’y a pas de spéculation possible. » Malgré ces propos, Nivelle-Bidassoa a envoyé une lettre à tous ses adhérents pour les mettre en garde contre toute tentative de démarchage.


3. Les sondages : attendre l’enquête 

La mobilisation des militants anti-LGV avait empêché les techniciens mandatés par RFF d’effectuer des sondages géotechniques sur le tracé. Un coup de force des opposants qui n’avait pas empêché les responsables du GPSO de valider un tracé définitif sur le Pays basque. Pour le moment, le préfet n’a pas publié de nouvel arrêté pour autoriser RFF à poursuivre ses études. « Nous le ferons après l’enquête publique, informe le chef de mission. Nous pouvons encore attendre quelques mois. »


4. L’observatoire : en hibernation 

Un observatoire censé évaluer l’évolution du trafic fret et passager dans les années à venir a été mis en place par le préfet en novembre 2011. Mais cela fait des mois qu’il est en sommeil.


Pour les anti-LGV, c’est la preuve que les chiffres qui pourraient être présentés, notamment ceux des perspectives macroéconomiques, « sont gênants » pour les partisans.


Sur ce point, Réseau ferré de France tape en touche : « Il n’y a pas eu de réunion depuis juillet dernier, mais cela n’est pas de notre faute puisque c’est le préfet qui convoque. » Mais d’après André Bayle, l’observatoire des trafics n’est pas mort dans l’œuf : « L’État attend simplement les résultats de l’enquête Transit 2010 pour réunir tout le monde. »


En attendant, les antis restent mobilisés et se préparent à la grande manifestation contre le projet de Ligne à grande vitesse, le 23 mars à Nérac (47).

 


 

Source: http://www.sudouest.fr/2013/02/16/ils-attendent-tous-un-signe-du-gouvernement-968386-626.php

 

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