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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 10:40

 

 

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Le 23 juillet 2013,


La FEVE, association des riverains de l’installation de TMB de St Christophe du Ligneron, a demandé à un laboratoire indépendant (Analytika) de mesurer les contaminants présents dans l’échantillon de compost vendu à un agriculteur de la région.


Ces analyses ont montré notamment que les taux de phtalates (perturbateur endocrinien reconnu) étaient très élevés de même que ceux de plomb et cadmium (métaux lourds). La concentration de plomb y était dix fois supérieure à la norme. La conclusion du laboratoire est que "le degré de pollution chimique organique de cet échantillon apparaît particulièrement préoccupant, et des mesures quantitatives complémentaires [...] semblent absolument indispensables avant la mise sur le marché d’un tel produit, dont l’usage est très vraisemblablement dangereux".


Le laboratoire n’a pas utilisé la même méthodologie que celle imposée par la norme NFU 44051 mais cela ne remet pas en question les résultats. Seule est difficile la comparaison avec les seuils de la norme, les méthodes d’analyse n’étant pas les mêmes. Pour rappel cette norme autorise pour chaque mètre cube de compost produit la présence de 5 kg de verre et métaux et 2,7 kg de plastiques.


Suite à ces accusations, le syndicat de traitement Trivalis qui gère cette installation a rétorqué que cet échantillon était en fait du refus d’affinage, non destiné aux agriculteurs. Cette justification aurait des conséquences pires encore que les accusations actuelles : le criblage qui sépare le refus d’affinage du compost final permet de retirer les gros morceaux de plastique mais pas les micro-contaminants qui restent dans la fraction fine (et donc le compost final).


Les éléments grossiers des refus retiennent moins les métaux lourds que la fraction fine à la surface d’absorption beaucoup plus grande. Si l’échantillon analysé était bien du refus d’affinage comme il a été indiqué, il est légitime de se demander si les concentrations trouvées étaient en réalité inférieures au compost vendu, plus pollué in fine que l’échantillon analysé.


Les arguments de Trivalis ne jouent donc pas en leur faveur quand on y regarde de plus près. Et le fait que le Syndicat ait déposé plainte contre X connaissant pourtant ses opposants conforte cette idée.

 


Voir la campagne du Cniid "Je veux mon bac bio" pour la gestion séparée des biodéchets". Déjà plus de 6600 signatures à la pétition.


 

Contact : Laura caniot, Chargée de campagne "Prévention des déchets et alternatives"

 


 

Source: http://cniid.fr/Du-compost-toxique-epandu-sur-des-sols%2C691

 

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