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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 17:31

 

 

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Fabien Levassor, bien que locataire de la résidence Cristina, a été le premier à s’opposer à l’installation d’une antenne-relais sur son toit en lançant une pétition dans le quartier. (photo m. b.)


Bouygues Telecom envisage d’installer une antenne-relais sur le toit de la résidence Cristina, rue Victor-Hugo. Un équipement qui ne fait pas consensus.


Publié le 02/04/2013 à 06h00 | Mise à jour : 02/04/2013 à 09h44
Par muriel bonneville


Des riverains des avenues Carnot, Ernest-Fourneau et du Jardin public, de la rue Champ Lacombe ou de l’impasse Duler ont déjà signé la pétition «contre le projet de mise en place d’une antenne-relais sur le toit de la résidence Cristina, au 17 avenue Victor-Hugo». Fabien Levassor, locataire dans cette même résidence, en est à l’origine et a même interpellé le préfet par courrier.


«Personne n’est au courant dans le quartier de ce projet, s’emporte-t-il. Si par hasard, je n’étais pas tombé, il y a une dizaine de jours, sur des techniciens de Bouygues Telecom venus faire des mesures sur la terrasse, moi-même, je ne l’aurais pas su. Le 18 avril, les copropriétaires du Cristina vont dire si oui ou non ils acceptent que l’opérateur installe sur le toit six petites antennes-relais cachées dans des cheminées, et nous, locataires comme habitants du quartier, n’avons pas notre mot à dire. C’est choquant. Nous sommes pourtant tous concernés.»


Des résidents inquiets

Dans le hall du Cristina, deux dames devisent. «Il y a une dizaine d’années, le problème s’était déjà présenté et les propriétaires avaient refusé, se souvient l’une d’elle. Bouygues avait alors installé son antenne à la résidence Le Grand Large. Mais maintenant que celle-ci ne veut pas renouveler le bail, l’opérateur retente sa chance ici. Le problème, c’est que seule une douzaine des 40 propriétaires du Cristina vit ici à l’année. Les autres vont se laisser appâter par la redevance de 5 000 euros à se partager. En se souciant bien de nous.» «Cette antenne-relais ne va nous apporter que des ennuis, acquiesce l’autre dame. Sa présence va certainement déprécier la valeur des appartements, mais aussi avoir un impact sur notre santé.»


Sur ce point, Hubert Bricout, directeur régional chez Bouygues Telecom, se veut rassurant : «Toute installation répond aux critères réglementaires en terme d’exposition aux ondes électro-magnétiques. Et nous effectuons des mesures régulières pour nous assurer du bon niveau de champ émis par nos antennes. Si nous avons choisi le Cristina, c’est parce que le bâtiment répond à nos contraintes techniques de couverture et présente des similarités, en terme d’implantation, au site du Grand Large. Celle sur la terrasse du Cristina ne sera possible qu’après le vote des copropriétaires lors de leur assemblée générale le 18 avril, et après que la mairie a donné une autorisation légale d’urbanisme.»

 

Les propriétaires trancheront

Du côté de la Ville précisément, on se dit «farouchement opposé» à l’installation d’antennes-relais, «mais chaque fois que nous avons fait un contentieux, il s’est terminé devant le Conseil d’État et nous avons systématiquement perdu. Nous, comme toutes les communes qui en ont fait de même, explique Alain Ruszniewski, le directeur général des services. Parce que le principe de précaution n’est pas un élément suffisant aux yeux du Conseil d’État.»


Dès lors, sauf si le projet implique des modifications architecturales, la Ville laisse aux propriétaires le choix d’accepter ou non l’installation d’une antenne sur leur toit. «Bref, on laisse une minorité de 40 personnes décider pour des centaines autour», peste Fabien Levassor.


«C’est effectivement aux copropriétaires de trancher, souligne Denis Cabay, du syndic de copropriété Carmen Poumirau. Si Bouygues Telecom venait à s’implanter au Cristina, il reverserait un loyer qui serait réparti au tantième de chaque propriétaire. Lors de l’assemblée générale, un représentant de l’opérateur sera présent pour répondre aux questions. Pour que le projet soit validé, il faut qu’il soit voté à la majorité


S’ils acceptent, les six antennes pourraient être installées dans un délai de six mois à un an. Si ce n’est pas le cas, Bouygues Telecom avoue réfléchir à un plan B.

 


 

Source : http://www.sudouest.fr/2013/04/02/une-antenne-mal-recue-1012095-843.php

 

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