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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 10:53

 

 

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Les élus de l’agglomération ont décidé de suspendre leur aide de deux millions d’euros au chantier de la LVG Sud-Europe-Atlantique et notamment du tronçon Tours-Bordeaux. (archives X.L.)


Publié le 26/10/2013 à 06h00

agnès lanoëlle  a.lanoelle@sudouest.fr


Ils doivent verser deux millions d’euros au projet. Ils estiment aujourd’hui que l’État ne tient pas ses promesses. 

Description : http://www.sudouest.fr/img/ico_publicite.gif
Description : http://memorix.sdv.fr/0/default/empty.gif 

 Jeudi soir, les élus de la CAPR dont la majorité est bien à gauche ont décidé de suspendre leur participation financière à la réalisation de la ligne à grande vitesse (LGV) Sud-Europe-Atlantique. Ils emboîtent ainsi le pas au Conseil général de Charente-Maritime, qui a entériné sa décision hier. La CAPR devait prochainement effectuer deux versements d’un montant total de 500 000 euros. Les élus estiment aujourd’hui que l’État n’a pas tenu certaines promesses qui conditionnaient la participation de la CAPR. Déjà en 2011, c’était sans grand enthousiasme qu’ils avaient voté une aide à hauteur de 0,12 % du projet soit la bagatelle de deux millions d’euros qui devaient concerner notamment la réalisation du projet central Tours-Bordeaux. Dans un premier temps, ils l’avaient même refusée se faisant tancer par le président du Conseil général et à l’époque secrétaire d’État aux transports, Dominique Bussereau qui leur avait reproché un manque de solidarité.


Toujours aucune garantie

Sollicité par l’État dès 2009, le président de la CAPR et maire de Rochefort, Bernard Grasset, avait à l’époque adressé un courrier au préfet de Région qui lui réclamait un protocole d’intention dans les plus brefs délais. « C’était, certes, donner peu de temps à ma réflexion sur les avantages à retirer par le Pays rochefortais de financer une ligne à grande vitesse entre la France et l’Espagne, ligne passant à 12 kilomètres de la gare de Rochefort. » Dans cette même lettre, Bernard Grasset souhaitait également que l’État confirme les travaux d’électrification de la ligne Nantes-Bordeaux et la modernisation du cadencement ferroviaire entre La Rochelle et Rochefort. « Ce n’est pas de gaîté de cœur mais si on obtient des compensations, on ne peut plus s’opposer », avait alors déclaré Bernard Grasset au moment de dire oui à la participation financière. Deux ans après, et alors que les collectivités mettent toujours plus la main à la poche, rien n’aurait avancé, estiment les élus de la CAPR.


Ils attendent toujours des garanties pour l’électrification de la ligne Nantes-Bordeaux et des travaux de signalisation de la cadence ferroviaire La Rochelle-Rochefort. Ils s’étonnent également du report des trois branches Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Hendaye et Poitiers-Limoges reliant les grandes villes du Grand Centre-Ouest. Il y a un an déjà, certains maires dont Michel Lagrèze (Loire-les-Marais) qui avaient voté contre la participation en 2011 et Jacky Laugraud (Port-des-Barques) étaient montés au créneau pour dénoncer l’inflation du dossier. Jeudi soir, ils ont applaudi la décision.

 


 

Source : http://www.sudouest.fr/2013/10/26/les-elus-suspendent-leur-aide-a-la-lgv-1211197-1391.php#end

 

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