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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 10:14

 

 

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Le tracé de la LGV Lyon-Turin. – DR

 

Par Les Echos | 30/10 | 19:05 | mis à jour à 19:11

 

L’accord franco-italien qui précise le projet sera soumis au vote de l’Assemblée ce jeudi. Le gouvernement est resté jusqu’à présent très mesuré dans son soutien.

 

Nouvel épisode dans la saga du Lyon-Turin. Depuis quelques mois, ce projet de nouvelle liaison ferroviaire entre la France et l’Italie, dans les cartons depuis plus de vingt ans, fait surtout l’actualité par les oppositions qu’il suscite. Des critiques d’autant plus audibles que l’exécutif, depuis le sommet franco-italien de décembre dernier, réduit au strict minimum ses prises de paroles sur ce sujet. « Nous sommes déçus par le mutisme du gouvernement », confirme un responsable de la Transalpine, le comité rassemblant élus et industriels qui soutiennent le projet. De fait, les ministères concernés se sont contentés jusqu’ici d’assurer la continuité juridique du projet (en promulguant par exemple cet été des décrets d’utilité publique au « Journal Officiel »), mais sans s’engager plus avant.

Un coût pharaonique

Deux échéances pourraient toutefois pousser le gouvernement à préciser ses positions. La première tombe ce jeudi, avec l’examen par l’Assemblée du projet de loi autorisant l’approbation de l’accord entre la France et l’Italie signé le 30 janvier 2012 sur ce sujet. Le texte porte sur le tracé définitif, ainsi que sur la répartition de la prise en charge entre les deux pays du coût des travaux pour la réalisation du tunnel de 57 kilomètres qui constitue la pièce maîtresse du projet. Seule la première phase de celui-ci est en effet envisagée : face à un coût total pharaonique (26 milliards d’euros), que la Cour des comptes avait d’ailleurs épinglé, ses promoteurs ont prudemment découpé le chantier prévu en plusieurs étapes. A elle seule, la réalisation du tunnel de base coûterait 8,5 milliards, dont 2,2 milliards à charge de la France.

Sauf grosse surprise, l’accord devrait être adopté. Il l’a été par la commission des Affaires étrangères, ainsi que par celle du Développement durable. Mais les débats dans l’Hémicycle donneront sans doute aux opposants (parmi lesquels l’écologiste Noël Mamère, mais aussi le député UDI Bertrand Pancher ou encore son collègue UMP Dominique Dord) l’occasion de se faire entendre. Le vote sera donc l’occasion de comptabiliser les « pour » et les « contre », mais aussi de jauger l’énergie que mettra le gouvernement à défendre le texte. A moins que celui-ci, en présentant ce vote comme « une étape technique nécessaire », comme le fait déjà un conseiller, ne joue à nouveau profil bas.

Obtenir des gages

Dès lors, le moment de vérité serait le sommet franco-italien du 20 novembre à Rome. Le camp italien, beaucoup plus déterminé, souhaitera obtenir des gages sur une poursuite ou une accélération du projet. Et ses promoteurs français feront eux valoir que la Commission européenne a annoncé il y a quelques jours être prête à financer jusqu’à 40% du chantier, ce que les Français ont toujours présenté comme une condition sine qua non. Il reviendra donc à François Hollande de se positionner. « Sur ce dossier, les décisions ont toujours été prises à l’Elysée », veut croire un supporter du Lyon-Turin, qui reconnaît toutefois que le contexte politique (après la crise de l’écotaxe ) et budgétaire ne plaident pas pour de grandes décisions.

 

Un projet de longue haleine

Janvier 2001. Signature de l’accord franco-italien décidant la réalisation du Lyon-Turin.

Septembre 2002. L’accord devient un traité après la ratification par les deux parlements nationaux

Avril 2004. Le Parlement européen confirme l’inscription du Lyon-Turin comme projet prioritaire.

Janvier 2012. Avenant au traité pour la répartition du financement du tunnel entre la France et l’Italie en complément des financements européens.

Octobre 2013. Au conseil informel des ministres des Transports européens, la Commission affirme que le Lyon-Turin et le canal Seine-Nord Europe sont éligibles à des subventions européennes allant jusqu’à 40 % des dépenses.

 

A lire aussi :

Les nuages s’accumulent sur le projet Lyon-Turin (04/09/2013)

Le projet de canal Seine-Nord Europe relancé (30/10/2013)

 

 


Source : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transport/actu/0203099696852-la-liaison-ferroviaire-a-grande-vitesse-lyon-turin-va-pouvoir-compter-ses-soutiens-624088.php

 

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