Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:51

 

 

5240c0b148095.jpg

 

Publié le 02/10/2013, dans Economie | par Michel Garicoix

 

Tandis qu'en Aquitaine, l'avenir de la grande vitesse ferroviaire paraît bloqué au moins un temps, au sud des Pyrénées un échéancier se précise pour achever le Y basque


Entendue par le Sénat à Madrid, la ministre espagnole des Transports a annoncé, il y a quelques jours, les étapes et les modalités envisagées pour terminer le réseau basque à grande vitesse, dit « Y basque ».


Au fil de l'année 2014, les opérations de montage des voies seront planifiées, de même pour la ligne aérienne d'alimentation électrique. "Restera, reconnaît Ana Pastor, la signalisation et les postes de commande, mis au concours en vue d'une alliance public-privé." Mais déjà, les 190 millions d'euros investis par l'exécutif de Madrid en 2013 comme les 350 millions engagés par le Gouvernement basque, permettent d'arriver aujourd'hui, selon elle, à un taux de réalisation de 85,9 %. Cependant, un gros morceau demeure à réaliser avec la jonction des trois branches du côté de Mondragon et Abadino, soit là où se rencontrent Gipuzkoa, Bizkaia et Alava.


Reste également un autre dossier chaud, l'arrivée de la grande vitesse dans les trois capitales basques et sur la frontière à Irun. Et là, force est de reconnaître que les ambitions et perspectives « pharaoniques » ont largement été revues à la baisse. Moins de chantiers liant opérations d'urbanisme et ferroviaires, davantage de solutions pragmatiques. Certains diront du bricolage reliant dans la plupart des cas voies nouvelles et existantes avec l'installation d'un troisième rail pour pallier les différences d'écartement (ibérique et européen).


Ainsi sur Vitoria-Gasteiz, on ne parle plus à court terme d'enterrer les lignes ni d'une nouvelle gare. Les TGV et leurs frères arriveront en surface après une jonction avec la voie actuelle dans la gare existante. Même chose à Bilbao où l'on n'évoque plus de pôle multimodal dans la gare d'Abando : depuis Basauri, une voie dédiée d'1,3 km sera réservée, incluant une utilisation pour le fret.


En Gipuzkoa, l'actuelle gare de Donostia-San Sebastian (Atotxa) sera terminus grâce à la pose d'un troisième rail : la voie existante devenue européenne continuera ensuite vers Irun et la frontière française via Errenteria.


Il s'agit donc de solutions simples, moins onéreuses et qui utilisent à plein ce qui existe déjà. Une étape qui cependant sent le provisoire car, à terme, les installations seront saturées par des trafics différents (grandes lignes, banlieues et fret). Tout cela pour 2017 ou 2018 ?


Au nord des Pyrénées maintenant, le rapport Duron et les reports annoncés début juillet par Jean-Marc Ayrault laissent en pointillés la branche Bordeaux-Hendaye. Le préfet de la région Aquitaine a fait savoir que l'enquête d'utilité publique pourrait quand même avoir lieu autour de l'été 2014, Alain Rousset espère toujours qu'au moins sera programmé le tronçon Bordeaux-Dax. Et la Commission européenne n'est pas contente : le report de cette branche à 2030 retarde d'autant la jonction occidentale des lignes espagnoles avec le réseau européen.



 

Source : http://www.lasemainedupaysbasque.fr/2013/09/24/16207-les-calendriers-reactualises-de-la-grande-vitesse&source=newsletter

 

Repost 0