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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 20:35

 

 

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mercredi 20 août 2014


Après un premier appel à la mobilisation et à la réoccupation à partir du 15 août (voir plus bas), les opposants appellent à une rassemblement de 3 jours du 22 au 24 août car il y a un urgence, les travaux de déboisement peuvent commencer dès le 1er septembre.


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Appel du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet et de tous ses partenaires


Tous les opposants au barrage de Sivens ont gagné une première victoire en début d’année en empêchant la destruction de la zone humide du Testet. Le déboisement des 29 ha n’était pas possible d’avril à fin août du fait de la présence d’oiseaux nicheurs. Mais le danger est à nouveau là, plus que jamais.


Le Conseil Général a annoncé aux entreprises sous-traitantes pour la construction de la digue que le déboisement serait terminé fin septembre. Sachant que cela lui prendrait 3 semaines pour tout déboiser, il y a urgence à se mobiliser pour faire reculer les tronçonneuses.


N’ayant reçu aucune réponse du Conseil Général ou de l’Agence de l’Eau sur les questions précises que nous leur avions posées, aucun nouvel élément n’est venu nous convaincre que ce projet de barrage servira bien l’intérêt général.


Nous restons déterminés à nous y opposer, y compris si la zone humide devait être rasée, parce que ce projet est inacceptable pour de multiples raisons qui sont rappelées sur le première page de la présentation des Rencontres d’été (ci-joint).


Ce projet est en complète contradiction avec les beaux discours du Conseil Général, de l’Agence de l’Eau et du gouvernement. Pour continuer à l’expliquer et à convaincre que les alternatives que nous proposons sont plus intéressantes pour l’intérêt général et moins coûteuses, nous avons décidé d‘organiser ces Rencontres d’été. Les expositions, les vidéos, les stands et les débats traitent de ces différents sujets, les novices comme les citoyens experts trouveront matière à découvrir, réfléchir, débattre, agir...


Mais face à la menace de déboisement dès le 1er septembre, l’urgence est aussi de se préparer à résister. Comment mener des actions légitimes, et si possible légales, de manière non-violente ? Quels sont les droits des manifestants que les forces de l’ordre doivent respecter ?


Ces Rencontres d’été doivent nous apporter des réponses concrètes également pour qu’une résistance citoyenne légitime s’oppose à ce projet inacceptable.


Appel à réoccupation

Le vallon du Testet, près de Gaillac, dans le Tarn, est de nouveau menacé par le déboisement dès le mois de septembre. Ce déboisement, empêché depuis un an par la mobilisation sur le terrain, serait la première étape de la réalisation d’un projet de barrage destiné à l’irrigation pour l’agriculture intensive. Dans les circonstances actuelles, l’occupation est un des aspects déterminants d’une lutte menée à tous les niveaux.


Pour l’abandon du projet de barrage et contre son monde, préparons-nous pour la seconde manche et réoccupons la ZAD du Testet !


Projet de barrage de Sivens : été 2014 - où en est-on ?

L’action des différents collectifs luttant contre ce projet a pour l’instant permis d’empêcher le déboisement et la destruction de la zone humide du Testet, dernière zone humide d’importance de la vallée du Tescou.


L’installation de campements autogérés sur le site a été l’occasion de mesurer la sympathie générée par ce mouvement citoyen d’opposition, qui a reçu un soutien moral et matériel important de la population environnante. Le déboisement intégral de la zone, prélude aux travaux de construction du barrage, n’a pu avoir lieu avant la date limite du 31 mars 2014, mais il devient à nouveau possible à partir du 1er septembre prochain.


Nous vous appelons, dès la mi-août, à vous tenir prêt-e-s à nous rejoindre dans la lutte. Ne nous y trompons pas, seule une mobilisation massive et une dénonciation argumentée de ce projet fera reculer ses promoteurs !


Chacun-e a son rôle à jouer ! Chacun-e peut être utile ! Être présent-e en venant protéger le site avec nous et en y déployant des tactiques de désobéissance civile et pacifique demande une forte implication. Mais il est tout aussi important d’effectuer un simple travail d’information locale (auprès de ses proches, etc...) pour dénoncer le projet ou encore de répondre présent-e lors de prochains rassemblements de protestation ou de soutien aux actions des opposant-e-s. Notre mouvement est un mouvement ouvert où l’avis de chacun-e est entendu et où des modes d’actions divers se complètent ; un mouvement où se côtoient le vivre ensemble et l’envie de construire un autre monde que celui basé sur des modèles économiques dépassés, destructeurs de l’environnement et symbolisés par ce type de projet.


Barrage de Sivens : pourquoi nous nous opposons à ce projet ?

Sur le ruisseau Tescou, à 10 km de Gaillac, au pied de la forêt de Sivens (nord-ouest du Tarn) se situe la zone humide du Testet qui fait partie des zones humides majeures du département du point de vue de sa biodiversité, notamment en raison de la présence de 94 espèces animales protégées dont 5 à enjeux importants. Un projet de barrage menace de détruire cet endroit exceptionnel.


Ce projet a été initié, en 1980, par la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG) et est aujourd’hui porté par le Conseil Général du Tarn avec cette même CACG comme maître d’ouvrage délégué, maître d’œuvre et exploitant potentiel du barrage. Ce projet n’est pas « d’utilité publique » et « d’intérêt général », comme le prétendent ses promoteurs : il bénéficierait en priorité à la CACG pour laquelle ce projet constitue un enjeu majeur. Elle pousse en effet l’Agence de l’eau Adour-Garonne à construire l’équivalent d’environ 200 barrages comme celui de Sivens dans ses propositions « prospectives Garonne 2050 », soit disant pour s’adapter au changement climatique, en réalité pour servir ses intérêts (une partie de l’activité de la CACG est la construction de barrages et la vente de matériel pour l’irrigation). Il bénéficierait également à une poignée d’agriculteurs : 70% du volume d’eau est réservé pour l’irrigation et la culture intensive du maïs, une pratique qui était en recul sur la vallée. Ce projet a le soutien de la FDSEA, syndicat agricole qui se sert également du prétexte d’adaptation au réchauffement climatique pour poursuivre sa logique productiviste.


Ce projet est financé à 100% par des fonds publics, alors qu’il servirait uniquement des intérêts privés (les agriculteurs bénéficiaires, qui ne participent pas à l’investissement et ne contribueraient qu’à moins de 10 % des coûts d’exploitation, verraient par contre leurs terrains valorisés). Le coût estimé du projet ne cesse d’augmenter et approche les 10 millions d’euros !


Ce projet est surdimensionné : le volume prévu d’eau stockée par le barrage est 3 fois plus important que nécessaire, comme l’a montré l’analyse des documents d’étude, qui ont été cachés au public lors des enquêtes d’utilité publique. Les documents d’études montrent que des alternatives existent, qui préserveraient cette zone humide si les besoins étaient correctement évalués !


Ce projet est un véritable scandale économique et environnemental !

 


Collectif Tant qu’il y aura des Bouilles

 

Liens :

http://tantquilyauradesbouilles.wor...

http://www.collectif-testet.org/ind...

 

 

Source : http://oclibertaire.free.fr/spip.php?breve561

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