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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 19:05

 

 

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La cour des comptes a donc publié son rapport qui est impitoyable pour les LGV.

 

On peut y lire des phrases du type : « Il ne reste en fait pratiquement aucune ville européenne qui soit à la fois d’importance suffisante en termes de population et suffisamment proche pour justifier d’une liaison TGV par rapport à la France. »

Si cela s’applique à des villes comme Lyon et Turin, on peut imaginer ce qu’il en est pour la LGV Bordeaux Espagne.

 

On peut y lire : « Sur la base du coût public de la tonne de CO2 évité, les LGV sont des projets peu efficients pour l’environnement ».

 

On peut y lire : « Plus généralement, une comparaison récente des performances économiques des régions en France en fonction de l’introduction des LGV montre aussi des résultats contrastés : ainsi les régions Alsace et Lorraine ont vu l’emploi diminuer depuis l’ouverture de la LGV Est de respectivement 2,3% et 5% alors que des régions sans LGV ont bénéficié de tendances positives. »

 

On peut y voir stigmatisé « un processus de décision tendu vers la réalisation systématique de nouvelles lignes ».

 

On peut y voir stigmatisés « des prévisions de trafics fréquemment non réalisées »

 

On peut y lire sous un tableau éloquent que l’on retrouve dans les diapos du CADE : « En définitive, la rentabilité des LGV en France a tendance à diminuer : les lignes les plus intéressantes ont été construites en premier, les dernières traduisent le mouvement acquis et la prédominance de choix d’investissements sans rapport avec une réelle rationalité économique. »

 

Dans ses préconisations, elle reprend l’idée évoquée par la SNCF de s’arrêter dans une centaine de gares en moins. Dans ces conditions, l’avenir s’assombrirait singulièrement pour les gares de Lucbardès, Dax et Bayonne.

 

Plus judicieusement elle recommande de « concentrer en priorité les moyens financiers sur l’entretien du réseau … ».

 

Oui la cour des comptes souligne des points que nous soulignions depuis 1992. Et la réaction de Barbara Dalibard directrice générale de la branche SNCF Voyages l’illustre bien : « Ce qui est dit dans le rapport c’est qu’après trente années de succès du TGV, au fur et à mesure que l’on étend ces lignes à grande vitesse, elles sont de moins en moins rentables et que leur coût, payé essentiellement par l’activité péage, vient obérer (la SNCF cannibalise la SNCF disions nous dans la brochure du CADE de 1993) l’activité ferroviaire elle-même. Ce que dit la cour des comptes c’est que l’on est arrivé à la limite du système, c’est un point sur lequel on est d’accord. »

 

Vite ! vite ! Un seau de glaçons pour les politiques vaniteux. Qu’ils retombent sur terre !

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