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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:53


Mercredi 28 Octobre 2009

TGV. Le commissaire européen Étienne Davignon déplore le manque de dialogue franco-espagnol



 

Étienne Davignon l'ex-commissaire européen, souhaite que son successeur parvienne à dynamiser le dialogue franco-espagnol. (photo belga)

 

 

Le dernier rapport du Belge Étienne Davignon, ex-commissaire européen (entre autres) chargé de la coordination de l'axe ferroviaire grande vitesse du sud-ouest de l'Europe, se veut « impartial » (1). Il date du mois d'août dernier, moment auquel le Belge a passé la main à l'Italien Mario Secchi.

 

En préambule, Étienne Davignon rappelle l'évidence : l'axe revêt un intérêt national (Paris-Tours-Bordeaux, liaisons Madrid, Barcelone) et bien sûr des dimensions transfrontalières Espagne-Portugal-France et transeuropéennes. Mais selon l'ex-commissaire, le projet souffre d'un manque très handicapant de vision commune franco-espagnole, en vertu de quoi _ l'opposition qu'il suscite de part et d'autre de la frontière le prouve _ l'une des parties les plus délicates du projet reste la portion Dax-Vitoria/Bilbao sur l'axe atlantique.

 

Une difficulté majeure

À quoi cela tient-il ? Au manque de « dialogue constructif entre tous les protagonistes du projet », répond Étienne Davignon qui énumère les acteurs impliqués : Réseau ferré de France (RFF), l'Adif, son homologue espagnol, et ETS (Euskal Trenbide Sarea, Réseau ferré basque) dépendant du gouvernement autonome d'Euskadi, le GEIE SEA Vitoria-Dax (créé en 2005 à Bordeaux) et la Commission intergouvernementale Vitoria-Dax de création récente... »

 

« Il n'existe pas d'études communes portant sur une section commune du projet », déplore l'ex-commissaire qui invite tous les acteurs « à aborder réellement les problèmes ». Il n'existe pas non plus une section commune « tampon » qui permettrait de connecter les réseaux ferrés espagnol et français dans la région Irun-Hendaye, absence d'autant plus problématique que le réseau traditionnel espagnol présente une difficulté majeure, un écartement de voies différent de l'écartement européen.

 

Faisant aussi mention de la « tension existante » au Pays basque, il note que si les travaux ont avancé dans les provinces de Biscaye et d'Alava, ils ont très peu évolué en Guipuzcoa depuis 2008.

 

Tous « perdants »

« Comme dans la plupart des projets c'est la partie transfrontalière et ses abords qui souffrent le plus de la situation, mais cela ne doit pas servir de prétexte à retarder la réalisation du projet en France. Pour la concrétisation d'un projet qui trouve partiellement sa justification dans le pays voisin, les décisions financières ne peuvent se prendre que si on connaît parfaitement l'état du projet de son voisin. Faute de quoi, on court le risque de mettre entre parenthèses l'utilité de la totalité ou d'une partie du projet, et donc son calendrier d'exécution... »

 

L'ex-commissaire estime que « tout le monde sort perdant » de la vision « nationale » prévalant dans la planification et la gestion des projets avec pour corollaire le manque de transparence d'information transfrontalière. Étienne Davignon espère que son successeur pourra jouer le rôle de « facilitateur » entre les deux pays.

(1) Projet prioritaire numéro 3, « PP3 »

Auteur : ANNE-MARIE BORDES

 

 

 

 

 

Source : http://www.sudouest.com/pays-basque/actualite/article/751911/mil/5290054.html

 

 

 

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