Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 13:58

 

 

201308131580-full.jpg

Après l'annonce du report du projet de LGV Bordeaux-Espagne, certains élus comme Dominique Bussereau ont suspendu leurs engagements financiers pour la construction de la LGV Tours-Bordeaux/Photo DDM, N.D.

 

Publié le 13/08/2013 à 08:05 | 4 

 La LGV Bordeaux-Hendaye ne verra le jour qu’après 2030. Du coup, certains élus ne veulent plus verser leur participation pour Tours-Bordeaux. Mais alors, qui paiera ? Réseau Ferré de France ?

C’était hautement prévisible. En renvoyant après 2030 le projet de construction de LGV Bordeaux-Hendaye, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne pouvait que s’attirer le mécontentement des collectivités qui, de fait, se retrouvent privées de projet de desserte à grande vitesse. C’est surtout le cas des Pyrénées-Atlantiques où le président socialiste Georges Labazée a décidé de suspendre sa participation au financement de la ligne Tours-Bordeaux actuellement en construction. Sur les 100 millions d’euros que les Pyrénées-Atlantiques doivent verser, seuls 30,8 millions ont été payés à ce jour. L’agglomération paloise, les Landes ont décidé d’agir de même.

Selon un mécanisme imaginé à l’époque par l’ancien ministre des Transports, Dominique Bussereau, 57 collectivités participent au financement de Tours-Bordeaux. La ligne de 340 km, d’un coût de 7,8 milliards d’euros, est réalisée dans le cadre d’un contrat de concession signé avec Lisea (Vinci) pour 3,8 milliards d’euros. Le reste du financement se partage entre Réseau Ferré de France, l’État, l’Europe, les collectivités à hauteur de 1,48 milliard d’euros.

Des élus hors-jeu

Dans ce dossier très complexe, tout est lié. Les lignes Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Hendaye et Tours-Bordeaux ne faisaient au départ qu’un seul et même projet confondu dans GPSO «Grands Projets du Sud-Ouest». Les dissocier équivaut à rompre le pacte financier signé à l’époque, estiment certains élus qui ont choisi de se mettre hors-jeu après l’arbitrage de Jean-Marc Ayrault rendu en leur défaveur. Dominique Bussereau, président du conseil général de Charente-Maritime, vient de décider à son tour de «surseoir aux paiements demandés par RFF au motif que le gouvernement a rompu l’engagement de l’État de réaliser l’ensemble du projet.» Le même qui avait réussi à imposer en son temps cette clé de répartition financière, passe de l’autre côté de la barrière.

Autant de défections qui, si elles ne remettent pas en cause le projet Tours-Bordeaux, fragilisent la position de RFF. Le maître d’ouvrage pourrait bien être obligé de payer en lieu et place des collectivités les travaux engagés par Vinci-Lisea. «La difficulté est que la LGV est un jeu qui se joue à quatre: l’État, RFF, Lisea-Vinci et les collectivités. Mais on n’a pas encore la totalité des clés. Faudra-t-il accroître le volume des emprunts, modifier la répartition des rôles ? La balle est dans le camp de l’État et de RFF», indiquait hier Arnaud Mandement, le directeur de cabinet de Georges Labazée.

 

La part de Midi-Pyrénées

Le président du conseil régional, Martin Malvy, n’a jamais cessé de le rappeler : les collectivités de Midi-Pyrénées n’ont accepté de participer au financement de la LGV Tours-Bordeaux que pour que la ligne soit ensuite prolongée vers Toulouse.. Ce n’était donc qu’à cette condition. Le montant des engagements de Midi-Pyrénées est de 228,50 M€. Les plus gros contributeurs sont le conseil régional (100 M€), la Haute-Garonne (68,60 M€) et le Grand Toulouse (53,20 M€).

 


 

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2013/08/13/1688941-ligne-lgv-bordeaux-hendaye-les-oublies-ne-veulent-plus-payer.html

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires