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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 08:37

 

 

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Le Gouvernement de Navarre qualifie les entartages anti-LGV de délit d’attentat, comme unique manière de mettre en accusation les membres de Mugitu dans l’Etat Espagnol.


Le troisième détenu a été remis en liberté aujourd’hui à midi.

 

Le Gouvernement de Navarre a qualifié de délit “d’attentat à l’autorité” l’action des entartages anti-LGV contre Yolanda Barcina. Cette qualification d’attentat est l’unique manière de transférer l’affaire devant les tribunaux espagnols.

 

Du point de vue du droit international public, on ne respecte pas la compétence du juge naturel prévu par la loi, et l’on permet que des délits qualifiés comme attentat à l’autorité, réalisés par des “espagnols” sur des personnes espagnoles hors du territoire national, soient de la compétence de l’Audiencia Nacional, sans avoir, au préalable, effectué les démarches judiciaires légales dans le pays où ils ont eu lieu. Que ce soit l’Audiencia Nacional qui instruise ces cas démontre une fois de plus le caractère exceptionnel de ce tribunal, qui n’existe pas dans les organisations judiciaires des pays voisins et qui est l’héritier duTribunal d’Ordre Public franquiste.


Nous déduisons que l’action des entartages a été qualifiée d’attentat à l’autorité uniquement pour  permettre qu’elle soit de la compétence d’un tribunal espagnol. Depuis le mouvement de désobéissance au TAV MUGITU !, nous voulons dénoncer l’esprit clairement criminalisateur du Gouvernement de Navarre qui a qualifié d’attentat à l’autorité un acte « comique » de protestation réalisé sans intention de causer de dommage et qui en France n’a même pas fait l’objet de détention.

 

Les détenus ont dû subir des tests d’ADN.

 

Dans les dépendances de la police forale, les détenus ont été obligés  de subir des tests d’ADN, comme condition indispensable à leur remise en liberté, alors  que ces tests ne sont pas obligatoires. Sous la menace de continuer d’être détenus et d’être accusés de délit de  désobéissance, deux d’entre eux ont accepté le vendredi et le troisième le samedi à midi. Nous voulons dénoncer ces pressions sur les détenus pour qu’ils donnent leur ADN, sachant que ces tests sont  subis dans le cadre d’une enquête correspondant à un délit, alors que dans ce cas précis c’est un non-sens puisque l’action était publique et que les détenus s’apprétaient à réaliser une conférence de presse également publique.

 

Dénonciation du traitement subi au commissariat

 

Le dernier détenu qui a été remis en liberté, a passé 22 heures au cachot et a dénoncé le traitement qu’il a subi, vu qu’on l’a empêché de dormir durant toute la nuit : il a demandé à plusieurs reprises qu’on lui éteigne la lumière, la police forale le lui a refusé sous prétexte que la caméra de sécurité, soit disant placée pour éviter les autolésions, ne pourrait pas filmer ses mouvements. On lui a également refusé une seconde couverture.

 

Dans ce contexte, nous considérons que trois de nos compagnons ont été victimes de séquestration par la police forale sous les ordres de Yolanda Barcina, qui au lieu de considérer la leçon comme « un début très doux » à la tête du CTP (Communauté  de Travail des Pyrénées), n’a pas bien encaissé la « douceur » de notre action de protestation. Si bien que ces personnes risquent des peines de prison devant un tribunal d’exception.


Nous appelons à poursuivre notre opposition à la LGV en réalisant des actions de désobéisance.


 

Source :http://mugitu.blogspot.com/2011/10/comunicado-el-gobierno-califica-los.html

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