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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 13:11

 

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Rédaction en ligne


mardi 27 septembre 2011, 06:30

Dans les piscines traitées au chlore, les produits organiques de dégradation attaquent l'organisme des enfants de moins de 7 ans à tel point que le risque de constater une fertilité défectueuse à l'âge adulte est augmenté de trois fois !

 

C'est la principale conclusion d'une nouvelle étude du professeur Alfred Bernard, toxicologue à l'UCL et directeur de recherches FNRS, déjà connu pour ses recherches pour l'effet du chlore dans les piscines sur l'asthme et la santé respiratoire.


La cause n'est pas le chlore lui-même, produit très efficace pour faire disparaître les microbes et sans lequel une centaine de piscines publiques de la Communauté française ressembleraient à un bouillon de culture. Ce qui s'attaque à l'organisme, ce sont les particules qui résultent du contact de ce chlore avec les particules biologiques qu'amènent les nageurs, notamment l'urée, l'urine, la transpiration et la salive. Des produits dont les taux diminuent si l'on renouvelle régulièrement l'eau de baignade.


Mais les normes actuelles suffisent-elles ? Manifestement pas, si l'on se fonde sur la recherche menée à l'UCL par le professeur Bernard qui suspectait un effet toxique du chlore sur la fécondité depuis plusieurs années, notamment sur base d'études faites chez l'animal.


Pas question, bien entendu, de demander un échantillon de leur sperme aux ados. Les scientifiques ont donc fait une prise de sang à des adolescents de 14 à 18 ans afin de doser une série de biomarqueurs hormonaux dont la quantité peut être influencée à différents stades de la maturation sexuelle. Deux groupes d'adolescents fréquentaient des piscines « chlorées », à Lessines et Bastogne. Ils ont été comparés à un groupe qui a fréquenté la piscine de Louvain-la-Neuve, une des rares à être traitée au cuivre-argent, sans aucun chlore.


Résultat : la plupart des hormones affichent des valeurs normales. Mais deux sont significativement différentes, la testostérone et l'inhibine B. Or, celle-ci est fabriquée par les cellules de Sertoli. Ces cellules, présentes dans les testicules, jouent un rôle nourricier pour le spermatozoïde en maturation. Leur croissance est terminée à la maturité sexuelle. « Chez 10 % des adultes dont la fertilité pose un problème, les valeurs d'inhibine B sont en déficit », explique le professeur Bernard. « Nous avons examiné combien d'ados avaient un taux similaire. S'ils avaient nagé au moins 125 heures dans une piscine chlorée avant l'âge de 7 ans, 26 % affichaient des valeurs inférieures à la normale, contre moins de 10 % chez ceux qui ont nagé la même durée dans une piscine désinfectée sans chlore. Cela prouve clairement le lien entre l'exposition aux produits de dégradation du chlore et la perte de fertilité et devrait inciter au principe de précaution ».


Frédéric Soumois

 

Source:http://www.lesoir.be/lifestyle/sante/2011-09-27/le-chlore-est-nuisible-pour-la-fertilite-865930.php

 

 

 

 

 

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