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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 19:47

 

 

 

319569_15740297_460x306.jpgAvec ou sans Fondasol, on risque de retrouver ce genre de face à face.  PHOTO CATHY CONSTANT-ELISSAGARAY

 

 

16 février 2011 12h56 |

Par arnaud Dejeans ET EMMANUEL PLANES

 

Réseau Ferré de France confirme que le bureau d'études Fondasol ne continuera pas les sondages. D'autres entreprises vont prendre le relais. Les militants anti-LGV restent mobilisés.

 

Le compteur de Fondasol est resté bloqué à cinq. Cinq, comme le nombre de sondages réalisés par ce bureau d'études en ingénierie géotechnique pour le compte de Réseau Ferré de France (RFF) dans l'épineux dossier de la LGV. Selon le contrat, les techniciens de l'antenne biarrote de Fondasol (1) devaient en réaliser 80. Mais voilà cinq semaines que les chantiers sont au point mort. Une « pause » que le PDG Jean-Michel Gaboriaud explique par un simple retard dans le calendrier de RFF. Pourtant, ces derniers ont confirmé l'information divulguée dans notre édition d'hier : « Fondasol ne souhaite pas continuer les chantiers. »


Contactée hier, Fondasol persiste et signe en écrivant que « le contrat est toujours en cours et que les relations avec RFF ont toujours été et sont toujours excellentes. » Une façon diplomatique de sortir les parapluies juridiques ? Certainement, car tous les acteurs du dossier (RFF, élus, anti-LGV) savent que les techniciens de Fondasol ne mettront plus les pieds sur les sondages LGV.


 

Début janvier à Arcangues et à Mouguerre, ils avaient dû plier bagage sans terminer le chantier, sous escorte de la gendarmerie, à cause de la pression des manifestants. Emportés dans le tourbillon d'une affaire qui les dépasse totalement, les sondeurs ont très mal vécu ces épisodes. Ils n'ont jamais voulu exprimer publiquement leurs craintes, mais le malaise existe bel et bien. Même leur PDG a reconnu il y a quelques jours : « Nous n'imaginions pas les difficultés qui nous attendaient. Il est bien évident que l'option d'une intervention sous protection de la gendarmerie nous déplaît fortement. Cette situation est éprouvante pour tout le monde. »

Pour RFF, c'est un « aléa »


Deux autres entreprises spécialisées ont déposé des demandes de permis de travaux en mairie : ETI à Villefranque, Arcangues, Ustaritz et Urrugne, et Geotec à Mouguerre, Saint-Pierre-d'Irube, Saint-Pée-sur-Nivelle, Ascain et Biriatou.


RFF ne confirme pas les noms mais assure que les sondages vont continuer : « Ce n'est pas parce que Fondasol arrête que le projet est remis en cause », assure le chargé de mission à GPSO Philippe Lacroix. Pour lui, le retrait de Fondasol n'est qu'un « aléa ».


Pour les opposants à la LGV, et en tout premier lieu pour le Collectif des associations de défense de l'environnement (Cade), cette longue interruption des sondages est « une victoire ». Elle montre bien, selon Martine Bouchet, membre du Cade, « que RFF et l'Etat avaient sous-estimé une fois de plus la force de l'opposition au Pays basque. Les essais d'intimidation par voie d'huissier n'y ont rien changé ».


Persuadée que les sondages vont redémarrer dans les prochains jours, elle souligne que les Déclarations d'intention de commencement de travaux (DICT) déposées par Fondasol « ne sont plus valables, car vieilles de plus de deux mois ». Et celles des deux autres entreprises « ne concernent qu'une vingtaine de points de sondage sur les 75 qui n'ont pas encore été faits ». Par ailleurs, un éventuel changement d'entreprise ne change rien, selon la militante, « à la procédure et aux informations que les propriétaires sont en droit d'obtenir légitimement. Pour tous ceux qui ont reçu un courrier leur annonçant la venue de Fondasol, RFF doit, avant toute chose, se dédire et annoncer quelle entreprise doit intervenir. »


De toute façon, si les sondages recommencent, le Cade reprendra, lui aussi, ses actions d'opposition, contestant toujours la légalité des interventions. Le collectif est maintenant bien rodé. « Nous savons d'expérience que nous pouvons compter sur la vigilance des riverains pour nous prévenir de l'arrivée des machines. » Seul problème : les points à sonder faisant partie de terrains appartenant au Conseil général…


Fondasol, dont le siège est situé à Avignon, compte 26 agences en France, dont une au Pays basque.

 


Source : http://www.sudouest.fr/2011/02/16/fondasol-est-hors-jeu-319569-731.php

 

 

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