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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 12:04

 

 

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A Montpellier, le pole déchets par TMB tourne au cauchemar pour les riverains

 

 

Rédaction - 27/09/2010 | eitb.com |

 


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Les problèmes récurrents dans la technologie de gestion des déchets domestiques par méthanisation, en particulier à Montpellier, font toujours craindre le pire pour la future usine TMB à Bayonne.

 

 

Bayonne deviendra-t-elle la première ville en France à accueillir une unité de tri mécano-bologique (TMB) et méthanisation qui correspondra réellement aux effets d'annonce de cette technologie présentée il y a encore peu comme une "technologie révolutionnaire" de gestion des déchets domestiques ?

 

Pour le syndicat basqueBil ta Garbi, la municipalité et l'industriel choisi, la société Urbaser, la réponse est affirmative, et le classement par la Préfecture des Pyrénées Atlantiques du futur pôle Canopia en équipement d'utilité publique viendrait renforcer leurs positions.

 

Pour le collectif Adech des riverains de cette structure, située dans les quartiers nord de l'agglomération, l'heure n'est toujours pas à l'apaisement, qui en rejette autant l'implantation dans une zone habitée de 8 à 10.000 habitants que les inconvénients, à l'œuvre sur l'ensemble des sites déjà existants en France.

 

Le 13 septembre dernier, il aura fallu trois heures d’intervention des pompiers, pour venir à bout du feu à l’usine de méthanisation Ametyst de Montpellier, construite par Vinci et gérée par la SITA, une filiale de Suez Environnement.

 

Outre les questions de sécurité qu'un tel incident a posé, il s'agit désormais pour l'Agglomération et l'exploitant du site de trouver des points de chute pour les déchets non traités, d'établir un plan d'évacuation des matières restées dans les deux digesteurs immobilisés puis d'entamer les travaux de réparation du hall.

 

Selon les premières estimations techniques évoquées, entre six et huit mois seront nécessaires pour y remédier, contraignant cette unité à fonctionne en activité très limitée, "en mode dégradé" selon l'expression utilisée par la préfecture, "maintenue en vie artificiellement" pour le collectif des riverains déjà excédés par la puanteur et les nuisances apportées par des flopées de mouches ou de rats.

 

Des solutions doivent donc être trouvées aujourd'hui pour contenir les ordures ménagères qui s'accumulent sur les quais de transferts des ordures ménagères.Si les autorités refusent de remettre fondamentalement en cause le processus de TMB, les résultats peinent encore aujourd'hui à ressembler aux prévisions initiales.


Selon les exploitants de l’usine, seulement 1.600 t de compost ont été produits en 2009, loin des 30 000 attendues dans l'année, et le bio-gaz obtenu par méthanisation n'a toujours pas reçu l'aval de conformité du réseau de distribution de gaz de ville.

 

A ce jour, les dossiers sur l'accidentologie de ce type de structures refusent de considérer l'explosion d'un digesteur comme un scénario crédible : seul un "mauvais fonctionnement des dispositifs de sécurité adaptés" est envisagé, relié à la "possibilité d'arrêter l’exploitation et de réhabiliter le site rapidement".

 

Un cas dont le contre-exemple spectaculaire vient d'être apportée par Montpellier, ce qui a motivé une lettre ouverte de l'Adech demandant au syndicat Bil ta Garbi et aux élus de la communauté d'agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz de "renoncer au projet", ce collectif estimant que ces installations seraient "des bombes potentielles".

 

En juillet dernier, dans sa revue mensuelle Ortzadar, le Collectif des Associations de Défense de l'Environnement (CADE) enjoignait également les pouvoirs publics à revoir leurs positions sur ce futur projet de gestion de déchets par TMB de Bayonne, soulignant qu'il existait des "solutions plus satisfaisantes", notamment en terme de tri sélectif à la base avant passage sur les unités de TMB.

 

En juillet 2009, un reportage de TF1 pointait également la non-observation en France des résultats escomptés, la journaliste concluant que "force est de constater que le procédé n'est toujours pas au point".

 


 

 



Face à ces soucis, le Président du Conseil Régional du Languedoc Roussillon, Georges Frèche, par ailleurs maire de Montpellier, a annoncé que "tout problème trouve sa solution". Estimant que "tout au plus 15 maisons étaient impactées par les nuisances", il  se proposait de les racheter...

 

 

 

Source : http://www.eitb.com/infos/environnement-et-science/detail/510224/bayonne--futur-pole-dechets-canopia-syndrome-du-titanic/

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