Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 06:48

Sujet à la une


08/09/2009

Goizeder TABERNA


Le 17 septembre une réunion aura lieu à Bordeaux afin de valider officiellement le dernier périmètre d’études de la nouvelle Ligne à grande vitesse (LGV). Ce plan (voir illustration) a été présenté aux élus du Pays Basque  le 27 août à la Sous-Préfecture de Bayonne. En dépit des zones d’ombre relevées par certains conseillers régionaux, conseillers généraux et maires présents, ce jour-là, ce plan apporte quelques certitudes : Réseau Ferré de France (RFF) opte pour l’enfouissement des voies.

Une des conséquences majeures, le périmètre d'études s'est décalé vers l'Est, envisageant la traversée d'Ascain ce qui n'apparaissait pas dans la proposition antérieure. D'après les associations de protection de l'environnement, ce choix est dû au fait que les tunnels ne sont pas envisageables en plaine et la population y est dense. Les pentes de La Rhune devraient donc accueillir des tunnels.

Cette formule avait été présentée par l'ingénieur Bernard Albizu lors du débat public organisé par RFF en 2006. Il avait alors proposé la réalisation de cinq tunnels entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Biriatou. Il reconnaissait alors «qu'un kilomètre de tunnel coûte plus cher qu'un kilomètre en plaine», cependant, il y voyait des avantages : l'absence d'expropriations, de clôtures, de protections acoustiques et de supports de caténaires.

Pourtant, les associations de protection de l'environnement y voient des inconvénients. D'une part, une partie de La Rhune est protégée par Natura 2 000 et cette option soulèverait des problèmes hydrauliques au niveau des cours d'eau.

 

Connexion de Bidart écartée

D'autre part, les associations remettent en cause la performance des tunnels, car les trains de fret transportant les matières dangereuses ne pourraient pas se croiser, ce qui réduit le nombre de trains en circulation. Victor Pachon, membre du CADE, a fait le calcul et a conclu que trois à quatre TGV (voyageurs) et 30 trains de fret circuleraient par sens et par jour. Le projet de nouvelle ligne serait donc «inutile».

L'actuel périmètre d'étude, ne contemple cependant pas qu'une possibilité. Il existe deux options entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Urrugne et entre Villefranque et Ustaritz. La dernière proposition faite par RFF a surpris le maire de cette commune, Dominique Lesbats, qui pensait qu'Ustaritz serait épargnée par les nouvelles voies du fait du choix de Bayonne pour accueillir la gare de la LGV.

Mais le document présenté voilà deux semaines écarte la connexion de Bidart entre la gare de Bayonne et la LGV, et s'oriente plutôt vers l'utilisation des voies actuelles entre Bayonne et Saint-Jean-Pied-de-Port ou entre Bayonne et Puyô. Ce raccordement de 15 à 20 kilomètres ferait perdre du temps aux TGV, selon Victor Pachon. Il pense qu'avec le temps, la SNCF n'utiliserait plus les nouvelles voies pour relier Paris avec Bayonne.

En faisant ce choix, RFF oublie la possibilité de la ligne qui longerait l'autoroute A63 en passant par Maignon ; il oublie également la connexion avec la gare de fret d'Hendaye. La LGV passerait, cependant, près du Centre international de fret de Mouguerre.

 

 

 
La contre-expertise réconforte l'opposition à la LGV

«Elle est largement en notre faveur», affirme le maire d'Ustaritz, Dominique Lesbats, sans pour autant pouvoir révéler le contenu de l'étude réalisée par le cabinet suisse Citec à la demande des trois Communautés de communes concernées par la nouvelle LGV. D'après une autre source, ce rapport envoyé ces jours-ci aux élus confirmerait les hypothèses de certains : les voies ferrées actuelles seraient valables pendant 30 ans.

Les présidents des Communautés de communes Sud Pays Basque, Errobi et Nive-Adour dévoileront d'abord le contenu précis de l'étude au sous-préfet Eric Morvan, ce soir, avant d'être présenté au public.

A la réception de ce document, Dominique Lesbats «réaffirme» son opposition au projet de construction de nouvelles voies et invite les maires concernés à une réunion, jeudi prochain, à Ustaritz, pour définir les prochaines actions.

Quant à Réseau ferré de France, il attend d'avoir l'étude entre les mains pour réagir. Il devrait, par ailleurs, définir le tracé pour la fin de l'année et le présenter au public au début de l'année 2010.

 

 

Source : http://www.lejpb.com/paperezkoa/20090908/155573/fr/La-LGV-sengouffre-dans-le-Pays-Basque

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires