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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 15:47


 

 

La Tribune.fr - 25/08/2009 | 11:21

Investir lourdement dans les réseaux de lignes de train à grande vitesse (LGV) ne constitue pas une stratégie viable pour lutter contre le changement climatique estiment des experts suédois. En France, des associations de protection de l'environnement militent aussi contre ce type de projets.

La réduction des émissions de CO2 liée à la construction des lignes à grande vitesse (LGV) est minime et la construction de ces réseaux ne peut être considérée comme une politique environnementale réaliste. C'est la principale conclusion d'une étude publiée en Suède le 21 août par le Groupe d'experts sur les études environnementales, organe administratif indépendant placé sous la houlette du ministère des Finances.

 

Si les recommandations du rapport ne concernent que la Suède, "les conclusions sont également applicables aux autres pays européens où des stratégies d'investissement similaires existent", a expliqué le porte parole du groupe, Björn Carlén, à EurActiv.com.

 

Dans de nombreux Etats membres, les promoteurs des projets de lignes ferroviaires à grande vitesse placent la question du bénéfice environnemental de celles-ci au cœur de leur argumentation. Un jugement erroné que déplore Björn Carlén. "Les raisons positives qui motivent ces investissements peuvent être nombreuses, mais la réduction des émissions de CO2 ne peut en faire partie", explique-t-il.

 

Le rapport souligne que les investissements et les ressources dédiées à ces projets devraient au contraire être destinés au mécanisme de système d'échange de quotas d'émissions de CO2. Ceux-ci permettront de réduire les émissions de manière "beaucoup plus importante et moins onéreuse", insiste le texte.

 

Les résultats de cette étude devraient réjouir quelques associations de protection de l'environnement en France qui luttent contre les projets de ligne à grande vitesse, comme le rapporte Le Monde dans son édition du 22 août. L'argument majeur étant que la modernisation du réseau existant aurait un coût financier et environnemental beaucoup moins important que la création des lignes LGV et serait tout aussi efficace.

 

Aujourd'hui, les projets semblent cependant plutôt en voie d'aboutir. Le texte de loi Grenelle 1 adopté par le parlement français en juillet prévoit la construction de 2000 km de lignes LGV en France. En outre, le 27 juillet 2009, la Commission européenne a présenté une proposition de décision portant sur le réseau transeuropéen de transport. Parmi les projets proposés, les projets de lignes TGV reliant le sud-ouest de l'Europe ont, entre autres, été jugés prioritaires.

 

En Suède, l'impact de l'étude du groupe d'experts sur la politique gouvernementale reste à observer. Actuellement à la tête du Conseil de l'UE, Stockholm devra pousser les Etats membres de l'UE à parler d'une seule voix lors des négociations internationales sur le climat à Copenhague en décembre prochain.

 

Mais comme la rappelle Björn Carlén, la Suède s'est pour le moment concentrée sur "le degré d'ambition" des Vingt-Sept et moins sur les "spécificités" d'un large compromis européen.

 

Source : http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20090825trib000413895/les-benefices-environnementaux-des-projets-de-lgv-critiques-en-europe.html


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