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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 18:30

 

 

2 février 2017

Mines : consultation publique sur la demande de recherche d’or « Permis de Kanbo »

Après des mois de silence de l’administration et sans aucun préavis, une consultation publique vient d’être lancée sur le permis de recherche d’or (Permis de Kanbo). Le délai est très court, puisque cette consultation a lieu du 30 janvier au 17 février.

Nous devons toutes et tous participer pour montrer à Sudmine notre refus catégorique de l’implantation d’une mine en Pays Basque et que nous nous battrons pour ça !

 

Vous trouverez tous les documents concernant cette demande sur le site :

http://www.mineralinfo.fr/actualites/consultation-publique-demande-permis-exclusif-recherches-mines-dit-permis-kanbo

Pour participer à cette consultation, il suffit d’envoyer vos remarques à l’adresse mail suivante :

consultations.gr2@developpement-durable.gouv.fr


En indiquant en objet « PER Kanbo // Consultation du public »

 

10 arguments contre les mines

Voici quelques arguments dont vous pouvez vous inspirer… Utilisez celui ou ceux qui vous tiennent le plus à cœur en reformulant si possible les idées. Et bien sûr, vous pouvez en développer d’autres !

 

1) La seule mine responsable et durable est « la mine urbaine », qui consiste à recycler l’or de tous nos biens usagés. Aujourd’hui les filières du réemploi ou du recyclage des métaux sont bien plus porteuses d’activités économiques et d’emplois locaux que tous les projets miniers réunis. Le projet de Sudmine n’a aucune raison d’être. 2) Sur le périmètre du projet, de nombreuses initiatives prises par des associations et des professionnels ont engagé résolument notre territoire vers une agriculture responsable, respectueuse de l’environnement, utilisant des ressources renouvelables et pérennes, et produisant des filières biologiques et des produits de qualité, dont les produits d’appellation d’origine AOP Ossau Iraty, AOP Piments d’Espelette, AOC Kintao et jambon Kintao, Cerise d’Itxassou.

 

3) La mine, par nature, détruit le terrain sur laquelle elle s’installe. Elle détruit les paysages et confisque des terres agricoles, pour une exploitation de court et moyen terme (au bout de quelques années, la mine ferme). Mais elle laisse des traces durables. Les terres agricoles sont définitivement perdues, la ressource en eau peut rester polluée des années après sa fermeture (comme en témoigne l’exemple de Salsigne, près de Carcassonne).

 

4) La ville de Cambo vit du thermalisme. Cette activité est totalement ignorée dans le projet.

 

5) Le périmètre d’exploitation couvre les bassins versants de la Nivelle et de la Nive, et donc la ressource en eau potable de tout le Pays Basque Nord. La mine est une activité polluante qui fait courir un risque sur notre eau potable.

 

6) La volonté de se lancer dans une activité minière est un sujet majeur qui doit être débattu avec les habitants des territoires concernés. La consultation organisée de 18 jours, sans aucun préavis ne permet pas d’instaurer ce débat.

 

7) Tous les avis négatifs exprimés jusqu’à présent n’ont pas été retenus par la dreal qui a quand même émis un avis favorable (avis négatif du ministre de l’agriculture, des 11 maires concernés par le projet).

 

8) Le projet d’exploration demandé ouvre droit à l’obtention de la concession par Sudmine (article 132-6 du code minier). L’enjeu n’est donc pas juste de la recherche, mais bien l’exploitation d’une mine.

 

Le seul exemple en France où l’ouverture des travaux a été refusée (par le président Sarkozy, qui a fait ce « geste » en 2008 à la veille du grenelle de l’environnement) est la mine du Camp Caiman de en Guyane, dont le bénéficiaire a assigné au tribunal l’Etat, en demandant des centaines de millions d’euros de dédommagement. C’est donc maintenant qu’il faut débattre du fait que le Pays Basque veuille développer l’activité économique autour d’une mine. Les enquêtes publiques prévues à l’ouverture des travaux ne pourront pas permettre ce débat, ce seront seulement des discussions sur les nuisances des travaux.

 

9) Le dossier de Sudmine n’est pas crédible, dans la mesure où il a été fait par GeoPlusEnvironnement dont le directeur est Monsieur Vallier, qui est le président de Sudmine . Il y a là un conflit d’intérêt anormal.

 

10) D’ailleurs, le dossier indique que l’impact sur l’économie sera « évidemment » positif : il n’analyse pas les interactions avec les autres activités économiques : tourisme, agriculture notamment. Il occulte complètement la présence de l’activité thermale.

 

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