Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 10:19

 

 

Par lephénix
lundi 26 décembre 2016

L’homme malade de son environnement ?

Pour le Pr. Dominique Belpomme, l’origine environnementale de la plupart des affections et maladies graves qui nous frappent ne fait plus aucun doute…

Cancérologue bien connu et président de l’Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac), le Pr. Dominique Belpomme estime que l’accroissement du nombre de maladies graves (dont les cancers ainsi que des maladies dégénératives) vient de la dégradation accélérée de l’environnement dans les pays fortement industrialisés - donc « a priori pollués »...

Ainsi, nos pathologies peuvent s’expliquer par notre exposition à des polluants variés comme les perturbateurs endocriniens (ces « substances étrangères produisant dans l’organisme des effets délétères en raison d’une modification du système hormonal »), les pesticides, les particules fines et nanoparticules dans les poussières ou les métaux lourds comme le mercure des amalgames dentaires ou le plomb dans l’eau de boisson. Sans oublier les vaccins avec leurs adjuvants aluminiques dont l’utilisation a été rendue obligatoire « alors même que leur efficacité et leur innocuité n’avaient pas été sérieusement éprouvées ». Et que dire du « rôle mutagène et cancérigène des champs électromagnétiques », mis en évidence dès 1984 par les travaux du Dr. Roger Santini ?

 

La maladie d’Alzheimer : vieillesse « naturelle » ou exposition à l’environnement ?

Pour le Pr. Belpomme, « l’exposition prolongée à des champs électromagnétiques de basses ou extrêmement basses fréquences est, comme pour le cancer, un facteur de risques potentiellement impliqué dans la genèse de la maladie ». D’ailleurs, les compagnies d’assurance sont tellement persuadées de leur nocivité qu’elles refusent (comme elles l’avaient fait jadis pour l’amiante), de couvrir les risques liés à l’exposition aux radiofréquences…

Par ailleurs, il apparaît « de plus en plus évident que la maladie d’Alzheimer n’est pas à proprement parler une maladie de la vieillesse comme on l’affirme encore trop souvent, mais en réalité elle aussi, une maladie de l’environnement où interviendraient, comme dans le modèle cancer, des agents physiques, chimiques et peut-être microbiens »…

S’est-on préoccupé à ce jour de savoir si le « vieillissement biologique naturel des tissus » est vraiment en cause dans cette maladie ? Ne faudrait-il pas plutôt prendre en compte une « longue période d’exposition à des polluants environnementaux » ?

Au nombre de ces polluants, le rôle du mercure, « métal extrêmement toxique pour le système nerveux » et présent dans les amalgames dentaires comme dans les poissons contaminés, a pu être prouvé : « l’exposition à de faibles doses de mercure reproduit les lésions cellulaires caractéristiques de la maladie, en particulier les fameuses plaques amyloïdes et la dégénérescence neurofibrillaire ».

De surcroît, les champs électromagnétiques sont « capables de créer des courants électriques en bouche qui, en raison de l’érosion du métal qu’ils provoquent, génèrent des vapeurs de mercure » - ces dernières « passent la barrière hémato-encéphalique destinés à protéger les neurones des agents toxiques présents dans le sang »…

 

La « fabrique du diable »

Pour le cancérologue, le diable se manifeste par la création et la dissémination dans la nature des polluants physico-chimiques, par la « transformation de micro-organismes naturels en agents malfaisants » et la fabrication de médicaments dont certains se révèlent néfastes en raison des effets secondaires qu’ils provoquent : « Dans le contexte économique actuel, c’est donc la marchandisation du vivant qui est en cause et finalement le principe moral sur lequel repose l’exercice médical depuis Hippocrate »...

Mais toute mise en garde se heurte à des intérêts puissants qui se sont allègrement affranchis de tous « repères éthiques » et au mur d’argent de cette « fabrique du diable » : en dépit des dommages constatés jusqu’à ce jour, cette dernière arrive encore à nous vendre ses gadgets de destruction massive (smartphones, tablettes, etc.) et à nous convaincre de les utiliser sans limites comme s’ils nous étaient indispensables…

Ces « facteurs environnementaux structuraux » peuvent expliquer aussi la « décroissance de fertilité observée dans les pays riches »… Ainsi que des pandémies virales comme la grippe aviaire, liées aux conditions de stress dans « l’espace contingenté des élevages en batterie, à l’utilisation de nourritures artificielles et au dopage chimique et productiviste très éloigné des conditions de vie naturelle » - ainsi favorise-t-on chez les animaux d’élevage « l’émergence d’un déficit immunitaire capable d’entraîner la prolifération et la mutation du virus et par conséquent l’exacerbation de sa violence »…

 

Pour une prévention environnementale

Le Pr. Belpomme propose de mettre en place une véritable « prévention environnementale », basée sur le principe de précaution « lorsque le risque est présumé grave ». Il s’agit tout à la fois de « protéger les personnes exposés aux agents toxiques présents dans l’environnement et éviter que ces agents polluent l’environnement ».

Cela commence par le choix du lieu de vie : ne pas s’installer à proximité d’une voie à grande circulation, d’un garage ou d’une station à essence, d’un aérodrome, d’un incinérateur, d’une antenne relais, d’un pylône ni bien entendu d’une zone industrielle...

On pourrait préférer une zone rurale, mais loin d’une zone d’agriculture intensive, des antennes relais dissimulées dans les forêts ou les clochers, des lignes à haute ou très haute tension, etc.

Il faudrait éviter la pollution de l’air intérieur, préférer une cuisinière à gaz ou en vitrocéramique aux plaques à induction, les ampoules à filament à celles dites « à basse consommation » - et s’assurer que toutes les prises de courant sont mises à la terre, etc.

Evidemment, on réduira la téléphonie mobile au profit du filaire, on préférera la connexion par câble au Wi-Fi, sachant qu’en matière de champs électromagnétiques, « toutes les expositions s’additionnent les unes aux autres voire se potentialisent entre elles au plan biologique » (Wi-Fi, WiMax, téléphone portable, DECT, console de jeu, ordinateur, tablette, télévision, réveil électronique, plaques à induction, ampoules à basse consommation, etc.)

Tant que la « présomption d’innocence » bénéficiera aux industriels, opérateurs ou sociétés pharmaceutiques et que persistera le déni des pouvoirs publics se refusant à aborder les problèmes de santé autrement que sous l’angle financier, la « confiance » citoyenne s’érodera jusqu’à la consommation finale de cette indigeste toxic story dans l’inexorable dégradation du contexte social et de notre milieu de vie où seules prospéreront les maladies en résultant…

Pr Dominique Belpomme, Comment naissent les maladies… et que faire pour rester en bonne santé, Les Liens qui libèrent, 432 p., 23,80 €

 

 

Source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-homme-malade-de-son-187932

 

Partager cet article

Repost 0
Published by