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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 12:03

 

 

01/05/2016 à 19:47 par Yann Scavarda

Le site dit de la Porte aux Moines, à Merléac.

Le site dit de la Porte aux Moines, à Merléac.

Depuis le début de l'année, certains agriculteurs, locataires ou exploitants, concernés par la zone du Permis de recherche de Merléac, refusent l'accès à leurs terrains par la société Variscan Mines.

 

“Vigil’oust Merléac”, une association d’opposants au projet minier en cours sur le territoire dit du Perm Merléac (34 communes) s’est créée voilà quelques mois. L’objectif, informer les populations locales et surtout, inciter les agriculteurs à refuser l’accès à leurs champs aux géologues de Variscan mines qui prospectent sur le terrain à la recherche de métaux comme le cuivre, le zinc, le plomb, etc.

 

Le message de Vigiloust Merléac semble plutôt bien accueilli par la profession agricole puisque le nombre de bordereaux de refus qu’elle met à disposition des agriculteurs “ne cesse de croître”. Aujourd’hui, « près de 3000 hectares » seraient bloqués à la prospection minière, « dont 1800 sur la seule commune de Merléac ».

 

Un jeune agriculteur prénommé Alain estime ainsi qu’un projet industriel minier à proximité de ses terres est “incompatible” avec les orientations prises par l’agriculture depuis plus d’une décennie. « Elle tend à corriger les excès du passé, explique Alain, notamment en faisant tout pour retrouver une eau de qualité, et ce, au prix de contraintes administratives, environnementales. Avec cette industrie minière, nous voyons bien que les règles du jeu ne sont pas les mêmes. Je suis inquiet en ce qui concerne la qualité de l’eau et la perturbation hydrique souterraine, car en plus d’un impact environnemental cela aurait pour nous un impact économique sur notre activité agricole : beaucoup d’entre nous puisent soit dans les eaux de surfaces soit dans des filons d’eau plus profonds. »

 

“Vigil’oust Merléac” soutient en effet que la société Variscan mines « qui n’a essuyé aucune contestation lors de l’obtention de son permis exclusif de recherche en 2014, peut désormais passer de la phase d’exploration à la phase d’exploitation ». Quant à l’enquête publique préalable à toute exploitation minière, « elle ne sera que consultative », assurent-ils, s’appuyant sur l’article L132-6 du Code Minier (nouveau).

 

De son côté, le président de la Cidéral, Guy Le Helloco, assure au contraire que de telles recherches sont très encadrées juridiquement et administrativement”. Concernant l’article L132-6, il précise qu’il y a “une différence fondamentale entre « concession » et « exploitation » : pendant la durée de validité du Per, seul son titulaire peut obtenir une concession. Pour autant la concession n’est pas octroyé de plein droit mais constitue seulement un droit de priorité. Le titulaire doit déposer un dossier, soumis à enquête publique et doit plus généralement obtenir au préalable toutes les autorisations administratives. Une discussion a bien évidemment eu lieu entre les élus et l’information pour être complète ne peut se contenter d’un seul article du code minier”.

 

En attendant, la collecte des bordereaux de refus continue, et une copie en sera prochainement envoyée à la préfecture des Côtes d’Armor.

 

Contact : Association Vigil’oust : vigiloustmerleac@gmail.com.

 

 

Source : http://www.lecourrierindependant.fr/variscan-mine-ils-refusent-l-acces-a-leurs-terresdes-agriculteurs-disent_4169/

 

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