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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 14:08

 

 

Le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, a confirmé, mardi 26 janvier, les objectifs de mise en service de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse en 2024.

 

Publié le : 28/01/2016 à 10:21

En 2024, les Toulousains pourront rejoindre Paris en 3 h 15 maximum. (Photo Sylvain-Cambon-SNCF)

En 2024, les Toulousains pourront rejoindre Paris en 3 h 15 maximum. (Photo Sylvain-Cambon-SNCF)

Interrogé au Sénat par la sénatrice LR Brigitte Micouleau, le secrétaire d’État en charge des Transports Alain Vidalies a réaffirmé, mardi 26 janvier 2016, que le gouvernement restait « attentif et déterminé pour réussir » le projet des lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

 

Il a notamment confirmé les objectifs de mise en service de ces nouvelles lignes, à savoir 2024 pour la ligne Bordeaux-Toulouse, 2027 pour la ligne Bordeaux-Dax, puis 2032 pour atteindre la frontière franco-espagnole.

 

Mais il sera de la responsabilité de l’État, du maître-d’ouvrage SNCF Réseau et également de tous les soutiens du projet, au premier rang desquelles les collectivités locales, de faire en sorte que les études et les procédures se poursuivent au rythme souhaité pour respecter ces dates.

 

Le Conseil d’État saisi dans quelques jours

Concernant le calendrier, Alain Vidalies a annoncé que le Conseil d’État serait saisi très prochainement pour avis. Il a également rappelé que le décret déclarant les lignes d’utilité publique devra être signé avant le 8 juin2016 , « c’est-à-dire 18 mois au plus tard après l’ouverture de l’enquête publique ».

 

Mais des travaux d’aménagements ont déjà commencé à Toulouse, notamment autour de la gare Matabiau, et le 4 janvier 2016, le préfet de la région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, Pascal Mailhos, a signé la déclaration d’utilité publique donnant le feu vert aux aménagements ferroviaires au nord de Toulouse. Pour le moment, la date de lancement des travaux sur le tronçon Bordeaux-Toulouse reste 2019.

 

Un volet financier encore flou

Seul le volet financier reste encore pour le moment assez flou, trop flou pour la sénatrice Brigitte Micoulau qui s’est inquiétée des désengagements possibles de certaines collectivités faisant initialement partie des financeurs, et qui a demandé au secrétaire d’État quelles mesures envisagerait de prendre le gouvernement pour pallier ces éventuelles défections.

 

Question sur laquelle Alain Viladies est resté assez vague, répondant que « l’établissement d’un schéma de financements soutenable pour l’ensemble des co-financeurs est préalable à la réalisation des lignes nouvelles, à l’instar du soutien unanime des collectivités à ce projet ». « Seule l’union des forces politiques locales, nationales et européennes, contribuera à faire avancer ce grand projet que nous appelons tous de nos vœux », a-t-il affirmé.

 

En novembre, le financement de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Tour avait été sérieusement remis en question après que les banques créancières du chantier avaient bloqué le versement de 140 millions d’euros « en raison des risques qui pèsent sur la pérennité du projet. » Une situation qui s’est décantée depuis puisque le consortium de banque a finalement débloqué les crédits.

 

Un budget estimé à 8,3 milliards d’euros

Rappelons que le budget est estimé à 8,3 milliards d’euros. Un montant que le secrétaire d’État a cependant voulu nuancer. Les prochaines étapes « permettront également d’affiner l’évaluation du coût des travaux toujours estimé à 8,3 milliards d’euros, aux conditions économiques de 2013. En effet, les évaluations de tous les coûts des projets des infrastructures sont régulièrement actualisées pour tenir compte des niveaux de définition des ouvrages ou du tracé. »

 

Ces lignes nouvelles constituent la première phase du grand projet ferroviaire du  Sud-Ouest. « Le gouvernement, en réaffirmant son soutien à ce projet, donne un signal fort en faveur de la compétitivité des territoires et de l’emploi dont notre pays a besoin », a déclaré Alain Vidalies. Un engagement de l’État confirmé par Carole Delga, dans un tweet publié le 21 janvier.

 

 

Source : http://actu.cotetoulouse.fr/lgv-toulouse-bordeaux-alain-vidalies-sur-rails-2024_28470/

 

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