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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 13:09

 

Publié le 20/01/2016. Mis à jour le par Sudouest.fr

LGV : Vinci veut plus de dessertes

Pour le groupe concessionnaire de la ligne à grande vitesse, quelques trains en plus sont nécessaires à la viabilité du projet.

 

Le groupe Vinci, concessionnaire via sa filiale Lisea de la future ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux, estime que quelques dessertes quotidiennes supplémentaires, au-delà des 16,5 annoncées par le gouvernement, seront nécessaires à la viabilité économique du projet.

 

Selon le PDG de Vinci, Xavier Huillard, « il faut quelques petits trains en plus » afin d'assurer une cadence susceptible de « convaincre la clientèle d'affaires d'utiliser le train plutôt que l'avion » et d'exploiter la ligne dans « des conditions économiques à peu près satisfaisantes ».

 

« Les discussions sont toujours en cours » à ce sujet, a indiqué Xavier Huillard, précisant par ailleurs que le groupe est « plutôt en avance » sur ce chantier : « L'objectif de livrer cette ligne à l'été 2017 sera tenu, voire légèrement amélioré. »

 

La LGV Tours-Bordeaux, dont la mise en service est prévue pour juillet 2017, doit mettre Paris à deux heures cinq de Bordeaux, contre au minimum trois heures quinze actuellement.

 

Elle a fait l'objet depuis des mois de vives passes d'armes, notamment en raison de son montage financier, appuyé sur un partenariat public-privé entre les collectivités, la SNCF et le concessionnaire Lisea, filiale de Vinci.

 

Les 140 millions débloqués

De son côté, le consortium de banques qui finance le chantier « a débloqué fin décembre les 140 millions d'euros » dont il avait suspendu le paiement, a indiqué Xavier Huillard lors d'une rencontre avec la presse.

 

« Le problème, c'est que, des échéances comme celle-là, on en a une par mois, et les banquiers ne voient aucun intérêt à continuer à financer cette affaire s'ils ont le sentiment qu'elle aura du mal à trouver son équilibre à l'exploitation, les premières années », a-t-il ajouté. Le coût de ce projet est de « 8 milliards d'euros », a précisé M. Huillard.

 

Lisea, qui construit cette LGV, en sera également le gestionnaire, c'est-à-dire que les opérateurs ferroviaires, pour y faire circuler leurs trains, lui verseront un péage, et non à SNCF Réseau (ex-RFF), comme c'est le cas sur la majeure partie du réseau français.

 

Or la SNCF estime qu'elle perdra 150 à 200 millions d'euros par an avec cette ligne, sur laquelle le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, a annoncé fin octobre qu'une moyenne de 16,5 dessertes relieraient chaque jour Paris à Bordeaux.

 

 

Source : http://www.sudouest.fr/2016/01/20/lgv-vinci-veut-plus-de-dessertes-2247765-2780.php

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