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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 08:40

 

Publié le 28/09/2015 à 03h47 , modifié le par Jean-Denis renard et stella dubourg

 

Le président de la Région Aquitaine en appelle à l’Europe.

Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, voit en la LGV « un investissement pour un siècle ». ©  photo archives guillaume bonnaud

Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, voit en la LGV « un investissement pour un siècle ». © photo archives guillaume bonnaud

Les opposants mettent l'accent sur le financement acrobatique, voire impossible, des futures lignes à grande vitesse. Alain Rousset, lui, préfère envisager des « solutions innovantes ».

 

Joint hier soir, le président (PS) de la Région Aquitaine a réitéré sa satisfaction. « Mais je pense qu'il faudra s'y prendre autrement que pour la ligne Tours-Bordeaux, ajoute-t-il. C'est un ouvrage d'état. Il est difficile de demander un apport financier conséquent aux collectivités locales. En revanche, ce chantier annonçant une liaison transfrontalière vers l'Espagne suppose l'intervention de l'Europe, qui est très soucieuse de voir le réseau s'étoffer. » Le socialiste espère ainsi « une subvention de l'ordre du milliard d'euros ».

 

Il poursuit : « En plus de cela, il faut parier sur le plan Juncker, sans doute pas sur l'enveloppe du plan Juncker 1 mais sur des étapes [ultérieures]. Enfin, à l'échelon national, pensons au grand emprunt. On peut en lever un nouveau en le resserrant sur des priorités d'aménagement comme le grand projet ferroviaire du Sud-Ouest. N'oublions pas qu'on parle là d'un investissement pour un siècle. Si on n'avait pas eu la déclaration d'utilité publique, il aurait fallu repartir de zéro à partir de 2030, avec tous les dangers que l'étalement urbain aurait fait peser sur ce projet dans l'intervalle. »

 

Gleyze ne fera pas la guerre

Président (PS) du Conseil départemental de la Gironde et hostile au projet, Jean-Luc Gleyze a lui aussi peaufiné l'argumentaire. « Compte tenu du modèle économique des LGV remis en cause par la Cour des comptes, compte tenu de l'état des finances publiques et des impayés dans le tour de table du tronçon Tours-Bordeaux [NDLR : actuellement en construction suivant les modalités d'un partenariat public-privé], je ne vois pas comment on pourrait parvenir à boucler le financement des LGV au sud de Bordeaux », souligne-t-il. Jean-Luc Gleyze entend faire respecter la priorité « d'améliorer la desserte ferroviaire de proximité ». Il donne quitus à Alain Rousset de pousser dans le même sens que lui sur ce sujet et assure qu'il n'a « pas d'états d'âme » en vue des élections régionales de décembre où Alain Rousset est candidat à sa propre succession. « Entre Alain Rousset, pro-LGV, et Virginie Calmels [NDLR : la candidate du parti Les Républicains], qui est aussi pro-LGV, mon choix est tout fait ! », conclut-il.

 

Quant à Françoise Coutant, tête de liste EELV, elle réaffirme sans surprise son refus. « À l'heure où l'État impose des restrictions aux collectivités, qui tendent à réduire les services publics pour le plus grand nombre, pourquoi donner la priorité à des projets qui engloutiront plus de 8 milliards d'euros, ne seront jamais rentables en fonctionnement et qui ne concerneront qu'une minorité de voyageurs en capacité de payer cher leurs billets de train ? Ce choix ne répondra pas aux besoins des citoyen(ne)s qui plébiscitent les TER comme moyen de transport pour leurs déplacements du quotidien. »

 

Source : http://www.sudouest.fr/2015/09/28/faire-autrement-que-pour-la-lgv-tours-bordeaux-2137130-2780.php

 

 

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